Le 31 mai 2007
Voir également article n°1 dans cette catégorie "chronique du temps-Jémabo".
- De tous temps, l’individu a porté un intérêt à son corps, dit Jémabo, même si les critères moraux sociaux ont toujours cherché à mettre l’homme en garde contre celui-ci, que ce soit ceux de l’école platonicienne, du christianisme ou l’approche des philosophes des Lumières.
- C’est vrai, dis-je. Toutefois, une évolution spécifique s’est produite au cours du 20ème siècle. L’approche du corps ne s’est plus faite sur la base d’une stricte considération organique, mais sur un fondement beaucoup plus psychologique et social.
- Cette évolution est-elle le reflet d’une plus grande libération de l’individu ? interroge Jémabo.
- Certains, dis-je, y voient un affranchissement de l’être dans une société de plus en plus individualiste ou le désir est une valeur majeure.
- Bien sûr, dit Jémabo. Cependant, cette valorisation fait également l’objet d’une exploitation sociale.
- En effet, cette valorisation fait que le corps constitue désormais un enjeu social de première importance. La société a adopté des images d’individus, mannequins représentant le standard de la beauté. Le corps est devenu un instrument de normalisation sociale. Dans ce contexte, on ne peut que militer pour une résistance à cette norme au nom du droit de chacun à exister en affichant sa différence, avec un corps expressif.
- Pour certains individus, dit Jémabo, le corps est devenu l’objet de toutes les attentions au point de recourir abondamment à la chirurgie esthétique.
- Dans ces cas, dis-je, si la volonté de changer le corps est bien la manifestation d’une volonté de se donner une signification, elle apparaît surtout comme le signe d’une recherche libidinal narcissique accentuée. L’intérêt porté au corps est alors le reflet d’une recherche du désir et de l’amour que l’individu ne trouve pas parmi les siens.
- Il n’est donc pas évident que l’approche psychologique du corps, apparue à l’époque contemporaine, soit un bienfait pour l’individu, dit Jémabo.
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Le fait de reconnaitre le rôle du psychisme permet une prévention de la santé par un aménagement des modes de vie et de mettre en place une prise en charge appropriée pour les maladies psychosomatiques.
Mais dans notre société de consommation, cette nouvelle vision est utilisée dans un but commercial, d 'influence, de manipulation. Les grandes entreprises de distribution se servent de la science pour comprendre le réaction , l\'adaptation des individus aux messages publicitaires, qu'ils soient visuels, olfactifs ou auditifs, pour ajuster leur pratique et stimuler ou créer des besoins.
L'approche psychologique du corps est donc, créatrice de liberté et de développement des potentialités individuelles, mais peut être à la source d'une forme de soumission inconsciente.
La capacité de l’homme à déjouer les mécanismes de manipulation est importante. Le fait que tu l’aies signalée est déjà le signe que la démarche des marchands-manipulateurs est en partie éventée et donc inopérante. Restons citoyens, c’est à dire vigilant face à tout ce qui nous entoure.
La première phrase de cette chronique « De tous temps, l’individu a porté un intérêt à son corps,(),même si les critères moraux sociaux ont toujours cherché à mettre l’homme en garde contre celui-ci, que ce soit ceux de l’école platonicienne, du christianisme ou l’approche des philosophes des Lumières », renferme une constatation qui ne peut que nous amener à nous interroger sur l’Homme dans son espace temps, défini et infini.
L’Homme lorsqu’il regarde sa condition ne voit que le moment présent et le moment à peine passé ou à venir dans un futur très proche. C’est le cas de la majorité d’entre nous, qui ne voit que l’aspect physique et matériel de sa permanence. De forme plus large, parce que plus ouvert, et plus instruit sur l’Humanité, le philosophe, comme le théologien essaye de comprendre un ensemble qui prend sa source bien avant, et va bien au-delà de la simple vie charnelle. La kabbale a inspiré de nombreux scientifiques, de religieux, de penseurs. Du reste, les kabbalistes affirment que, la connaissance des principes kabbalistiques est à l’origine des positions philosophiques de Platon et, de recherches de Newton, en autres grands noms de notre Histoire Universelle.
Au cours des commentaires que j’ai adressés à Chronique du temps, j’ai défendu comme je le défendrai encore l’importance de donner à l’individu sa place, et toute sa place, de forme à ce que chaque énergie individuelle soit en mesure d’être un élément moteur de tout le groupe. J’ai donc défendu que l’individu était le cœur du mouvement. Il l’est que ce soit sous sa forme définie, corporelle, donc machine en mouvement ou sous sa forme infinie, incorporelle, dont l’âme est le ressort.
Le travail des philosophes et des religieux éclairés est bien compliqué, car ceux-ci doivent faire comprendre à leurs semblables que l’Être est un tout constitué d’une âme et d’un support à celle-ci. L´Homme commun n’arrive pas à se résoudre à sa dualité. Il y a donc ce qui se voit et ce qui se sent profondément. A mettre en relief cependant, que les découvertes scientifiques devraient pouvoir servir de support à la transformation en matière compréhensible et, en termes communs de ce qui ne l’est pas.
Que faire, pour que l’Homme ait accès à un équilibre global? Il faut mettre l’accent sur l’étude des préceptes civiques qui rendent la vie communautaire plus facile, et sur l’étude des préceptes religieux transversaux à toutes les grandes religions qui permettent une meilleure intégration de l’infini et donc du divin. Deux faces pour une seule pièce. La tâche est ardue parce que cela entre en collision avec les aspirations de l’Individu qui limite son état à sa machine corporelle et, sa présence à la durée de celle-ci. Dure tâche, disais-je, parce que l’Homme ne se conçoit que comme nombril du monde, et refuse d’être seulement une partie d’un ensemble bien plus complexe qu’il ne voit pas de forme évidente !
L’Homme s’occupe alors de ce qu’il voit, sent, entend, palpe…et entre dans une course à la jeunesse, à la beauté, au régal des sens…et peut-être se perd-il comme Faust se perdit. Son ego est la seule chose qu’Il entende, qui Le fasse avancer. Où ? Peu importe, si cela se voit. Du reste il faut que les autres puissent voir commenter, respecter, critiquer, jalouser sa superbe, son merveilleux séjour de vacances, sa liposuccion en Tunisie, aux moindres coûts, sa nouvelle voiture, son succès dans les affaires, son ascension sociale, l’intelligence de ses enfants…. Etc. La satisfaction des désirs devient le mot d’ordre, sachant que cet objectif est source de frustration puisque la satisfaction d’un désir engendre de fait l’émergence d’un autre. Si j’ai bonne mémoire, c’est Alexis de Tocqueville qui, lors d’un voyage de neuf mois en Amérique en 1831, a noté que le mode de vie américain serait le futur, mais un futur effrayant. De fait un siècle et demi plus tard les sociologues parlent de « l’angoisse du statut », le fait par lequel l’Homme moderne cultive son propre malheur en se comparant sans cesse à ses voisins, ses proches et court inexorablement à la poursuite d’un bonheur qui n’est pas atteignable puisque sans limite réelle, parce que sans cesse changeant. Comment en vouloir à l’Homme commun ? Il n’est en fait que le reflet des interdits, des autorisations et des valeurs que ses pairs dirigeants mettent en place en son encontre. L’exemple tue l’exemple, et l’Homme s’abandonne à des bonheurs éphémères qu’il confond avec la Lumière et, tourne le dos à ce qui le caractérise de forme intrinsèque pour ne pas voir ce qu’il doit changer à son niveau pour le bonheur commun. Aime ton prochain comme toi-même, est une vérité du chemin spirituel à parcourir.
Il est certain qu’un corps sans esprit est en quelque sorte une belle carrosserie sans moteur. Cela ne sert à rien et l’humanité n’a rien à en attendre. Il pourrait ainsi être conclu que la valorisation du corps est pratiquée à un degré d’autant plus grand que serait faible la conscience de l’individu qu’il est un Homme pensant et partie prenante à la vie d’une communauté d’Hommes ayant un chemin à poursuivre au profit de
la Communauté à laquelle il appartient. Mais l’esprit pourrait-il, à l’inverse, s’épanouir pleinement dans un corps à l’aspect repoussant ?
L’unité de l’Homme dont je parle dans mon commentaire provient de l’intégration de deux éléments clés ; l’élément temporel et l’élément infini. Chacun d’entre eux est important et doit être géré de forme différente. L’élément temporel oblige chaque Être à coordonner ses actions en fonction de l’ensemble de la communauté ou, dans un sens plus large, de la société. L’élément infini correspond à la notion de divin que renferme chaque vie dans un sens très élargi puisque là on ne parle plus de limitation dans le temps et dans l’espace. L’Être vivant est par essence amené à agir en fonction de désirs qu’il tente de satisfaire. Le postulat spirituel repose sur la capacité de l’Être à agir dans un sens de contrôle de ces désirs de forme à s’élever spirituellement. Comprenons que cela n’est pas aisé, parce que la société dans laquelle nous vivons fait de l’Ego un point important, au détriment du détachement spirituel. Tout ce qui nous entoure parle à notre ego et, nous amène à un niveau d’insatisfaction tel qu’il nous faut trouver une solution qui bien entendu est facile à apporter en termes de produits, services qui nous procure une jouissance immédiate. La sublimation des désirs est oubliée peut-être parce que l’enseignement religieux est faible et décalé en relation à ce qu’il devrait être. Je ne veux pas faire de prosélytisme, je ne fais pas non plus d’apologie de telle ou telle religion, je dis seulement qu’il nous manque l’apprentissage de la dimension spirituelle de la vie.
Quant à l’aspect de l’Individu, de nombreux exemples existent pour illustrer que des personnes, d’aspect physique moyen voire repoussant, réussissent à travers leur beauté intérieure à être très attirantes. Chacun de nous connaît dans son entourage des couples formés par des personnes asymétriques en termes d’aspect. Le cas de Gainsbourg et de sa tête de chou, et de ce grand pianiste déjà disparu physiquement diminué et vivant avec une belle femme, sont des exemples excellents. Il existe aussi de nombreux exemples de personnes physiquement attirantes mais qui de par leurs manières égocentriques engendrent la répulsion.
Cette lutte entre la volonté de satisfaire ses désirs et la recherche d’une certaine pureté ne sont pas des notions modernes, du reste dans ta chronique tu as toi-même fait de forme normale et claire référence à Platon et au Christianisme, donc à des époques bien lointaines.
La société de consommation et non pas la distribution utilise les faiblesses de l’Homme, donc de liées à son Ego, pour le mettre dans une situation de ne pouvoir résister à ses désirs profonds. Sans une culture spirituelle avancée l’Homme n’a pas de moyen pour contrecarrer ses pulsions.
L’homme ne se distingue de l’animal, que l’on peut conditionner aisément, que par son intelligence, entendue comme sa capacité à réfléchir et à prendre de la distance par rapport aux événements pour les analyser et prendre des options de comportement libre en toute autonomie. C’est aussi le sens que l’on peut donner à l’esprit, source de spiritualité. Celui-ci est le propre de l’homme.
Dans le domaine de la vie sociale, l’avenir ne peut, long terme, appartenir qu’à ceux qui usent de leur intelligence et de leur esprit. C’est ce qu’illustrent le chemin parcouru depuis des millénaires par les hommes à la recherche de plus de liberté, et la persistance des grandes religions du Livre. Le reste n’est que fumée appelée à disparaître. Voir en ce sens le livre de Claude Michelet « les défricheurs d’Eternité », dans ce blog, dans la catégorie « Art-littérature », sous l’article n°18.
La « société de consommation » est un outil de manipulation des comportements des masses que certains exploitent ou entretiennent dans une sorte de tourbillon d’exaltations factices.
Restons citoyens, les yeux grands ouverts, en affirmant notre détermination à toujours regarder le monde avec un esprit critique.
Nous pouvons amener la réflexion sur les éléments qui contribuent à la structuration de la personnalité et au choix de vie des individus.
Tout d’abord, la première cellule influente est représentée par la famille. Par une éducation valorisante, encadrante avec des interdits définis et appliqués, elle pose les bases du « oui » et du « non ».
Le mode de vie familial ouvert sur l’extérieur au niveau relationnel et culturel permet quant à lui un enrichissement et donne un pouvoir de comparaison.
L’environnement social représenté à travers la pratique du sport, de la musique, l’adhésion à un club ou à une association, offre la découverte d’autres pratiques et savoirs.
Le lieu géographique de vie est à ce niveau une variable. Une personne habitant en milieu rural ou urbain, en bord de mer ou à la montagne ou à la campagne, a des centres d’intérêts différents. Les voyages en famille ou scolaires représentent alors une bonne opportunité. La restriction à cette ouverture sur le monde est souvent financière. Pour palier à cette difficulté, le système d’échange, interfamilial ou de correspondance entre écoles de ville ou de pays différents, est une solution.
Une autre composante comprend la législation. Démocratique, elle régit la vie des individus dans la société. Appliquée par des professionnels, elle définit le cadre légal. Elle participe à la sauvegarde de la morale.
Cette multitude de facteurs a pour effet positif de créer une diversité d’individus comportant une grande richesse.
Le poids de la famille, unité de base de la vie commune des individus est certain. La famille, et d’abord la mère, est l’élément déterminant de la structuration sociale de tout individu. Par comparaison avec les animaux, on sait que de jeunes chiots ou chattons séparés trop tôt de leur mère sont ultérieurement sujets à des troubles du comportement.
Cela étant, dans un monde où la vie en autarcie, au sein de la famille (même entendue sous le terme de clan), n’est plus possible, force est de reconnaître un rôle croissant à l’environnement social.
Les hommes sont donc soumis à une double influence, dont l’une est fortement encrée dans la toute petite enfance, et l’autre caractérisée par les apprentissages sociaux, dont le passage à l’école puis sur le lieu de travail sont des éléments moteurs.
L’individu, dans notre civilisation occidentale est un être « civilisé », tout autant marqué par ses origines que par son vécu social. Il ne faut pas s’en plaindre. Cela permet à chacun d’évoluer plus facilement sur sa propre voie, en supportant un déterminisme familial de plus en plus faible.
L’importance de l’image du corps dans notre société moderne m’amène à une réflexion sur l’alimentation actuelle au niveau de son utilisation sociale, de son importance économique et de la réglementation des produits alimentaires.
La place de la nourriture a toujours eu une grande valeur en relation avec la santé. Reprenons la phrase la phrase d’Hippocrate « que ta nourriture soit ton premier médicament ». Manger fait partie des besoins fondamentaux de l’homme. Les comportements alimentaires, dus à la richesse du panel des produits proposés, sont multiples. Dans un objectif d’amaigrissement ou de conservation de leur aspect physique, certaines personnes se tournent vers les produits diététiques de régime. Certifiés pauvres en graisse ou en sucre, ils sont à considérer avec prudence, car ils peuvent soit être plus caloriques soit plus riches en un autre composant.
D’autres individus, plus en contact avec l’écologie, se dirigent vers les produits « bio » qui représentent un label de qualité. Mais plus onéreux, ceux-ci augmentent le prix du panier de la ménagère. Pour une partie de la population avec des revenus moins importants, il est plus facile de s’orienter vers des produits plus économiques. A ce niveau, le choix est alors primordial. En effet, il est reconnu que les viennoiseries, pizzas, plats préparés les moins chères sont souvent plus riches en graisses ou en sel. Ajouté à d’autres critères de vie, cela augmente le risque d’obésité.
Au niveau économique, le secteur de l’alimentation représente un marché important. Celui-ci se diversifie avec l’offre et la demande. Cela est visible par l’installation de rayons « bio » en grandes surfaces et par le développement de la vente de produits frais, en coopératives et par des associations de réinsertion de travailleurs. Dans ce dernier cas, la vente se fait au panier. Le choix des produits est impossible ; mais cala permet de faire connaître de nouveaux légumes en fonction des saisons.
Pour la protection de la santé des individus, une législation des aliments existe. L’AFSSA (agence française de sécurité sanitaire des aliments) et l’EFSA (autorité européenne de sécurité des aliments) exercent un rôle de contrôle et de recherche. De plus, une nouvelle réglementation européenne est entrée en vigueur le 1 juillet 2007. Elle a pour objectif de définir une nutrivigilance, de protéger les consommateurs contre les abus des fausses allégations nutritionnelles et de santé des denrées alimentaires.
L’information des consommateurs, par un étiquetage lisible et compréhensible sur les produits, et l’éducation nutritionnelle de chacun, par les médias mais surtout dés le plus jeune âge à l’école, sont deux facteurs qui renforcent la capacité de discernement des usagers. Ils sont alors plus acteurs et critiques dans leur choix.
Il est vrai que la nourriture est aujourd’hui plus que le simple substrat qui permet à l’individu de se développer physiquement et de rester en bonne santé.
L’alimentation est devenue un secteur économique à part entière du simple fait que, dans nos pays urbanisés, l’homme n’est plus en mesure de se nourrir par lui-même en recourant notamment à son potager et à sa basse cour. L’urbain travaille d’abord pour avoir de l’argent qui lui permet de se nourrir. A cela, les marchands ont ajouté une bonne dose de publicité pour vanter les « qualités » de leurs productions et eu recours à toutes les ficelles du marketing pour attirer le chaland et l’inciter à acheter toujours plus : le réflexe plaisir (rayon confiserie et les aliments à la mode), santé (boire du lait, manger de la viande rouge), écologie (lien avec la santé, l’environnement et le commerce équitable).
Il appartient à chacun de nous de bien prendre conscience qu’il faut réfléchir avant d’agir. C’est aussi cela le réflexe citoyen. Gardons un esprit critique face à toutes ces sirènes qui nous font les yeux doux. Et si la résistance est réelle, les marchands s’adapteront pour nous donner à manger des produits tels que nous les désirons. Sans oublier que certains, pas toujours très loin de chez nous, souffrent de sous-nutrition…
L’activité physique, reconnue primordiale pour le développement psychomoteur du jeune enfant, est ensuite incluse dans tous les programmes scolaires. Mais à l’âge adulte, celle-ci est laissée au bon vouloir de chacun. Néanmoins, elle entre en jeu dans la perception et la valorisation du corps. Elle apporte un bien être physique et psychologique.
La pratique du sport est multiple, ce qui rend son exercice accessible à tous en fonction de sa personnalité et de ses besoins. Elle est réalisable en salle ou en extérieur de façon individuelle ou collective. En groupe elle favorise la socialisation. Seul, cela permet à chaque individu d’adapter ses créneaux horaires en fonction de son travail de sa vie familiale. De même, chaque personne choisit un sport en tenant compte de ses capacités, mais aussi de la philosophie et des bienfaits de celui-ci. Prenons plusieurs exemples. Dans l’objectif de diminuer les tensions musculaires, la gymnastique de positionnement et le stretching sont efficaces. Par contre, pour sculpter son corps, la musculation est plus adaptée. Citons aussi le yoga et la gymnastique douce chinoise qui allient bien-être, harmonie, mobilisation du corps dans l’espace et favorisent la coordination.
Le sport, pratiqué dans de bonnes conditions, choisi en fonction des capacités et des envies de l’individu, est à promouvoir. Soulignons aussi qu’il permet aux individus arrivant à un âge avancé de conserver et de prolonger leur autonomie et de diminuer le risque de chutes accidentelles.
Pour provoquer un peu notre commentatrice, je dirais que la pratique d’un sport est d’abord propre à celui qui n’a pas l’occasion de mener une vie saine. Je connais peu d’agriculteurs qui ont besoin de faire du footing… Pour eux, le travail quotidien dans les champs tient lieu de moyen de maintien en forme. Le sport est une invention de médecins pour réparer les dégâts causés par l’industrialisation, l’extrême urbanisation et sédentarisation des individus et les excès du à un train de vie trop opulent. Son développement est du aussi à la massification des pratiques et à l’existence d’un marché des équipements sportifs. Cela étant, je reconnais que le sport peut aussi être un loisir. Ce sport là à cependant peu à voir avec celui qui est décrit dans le commentaire, totalement tourné vers l’utile et dépourvu de base ludique et socialement épanouissante.
Je m’arrête sur la notion de vie saine dont la conception est personne dépendante. Comment la définir et quelle est la place de l’homme dans sa mise en application ?
La définition découle de l’adjectif « saine » qui renvoie à la notion de santé. Une vie saine est donc, une vie qui permet le maintien ou le développement de la santé Selon l’OMS, la santé n’est pas seulement l’absence de maladie mais aussi comprend un état de bien-être physique, mental et social.
L’homme dans son activité singulière et collective participe à la réalisation d’une vie saine.
Dans son activité quotidienne, il fait des choix de vie par exemple par son alimentation, la pratique ou non d’une activité physique, la consommation de produits d’addiction comme la cigarette ou l’alcool. Ceux-ci ont un impact direct sur sa personne. Cependant, il est aussi tributaire de son activité professionnelle. Je reprends l’exemple de l’agriculteur. Du point de vue des habitants des villes, il a une vie saine par son travail en extérieur, en relation avec la nature et qui lui permet une activité physique. Mais cela est s’en prendre en compte les produits agricoles chimiques utilisés, ni leur isolement psychologique. En effet, le taux de suicides est important dans ce métier.
En ce qui concerne le collectif, l’homme peut agir sur des facteurs qui ont un impact sur l’environnement. Il est acteur dans ses modes de déplacement, en voiture, en transport en commun, pédestre ; dans l’application de la réglementation interdisant de fumer dans les lieux publics ; dans sa gestion ménagère par le tri des déchets, l’isolation de l’habitat, la régulation de la consommation d’eau.
L’homme, élément citoyen, peut donc agir pour lui mais aussi pour l’ensemble de la société.
La vie saine est une notion totalement subjective. Chacun croit en détenir la définition et les erreurs d’appréciation sont nombreuses. Cela étant, il est bon que tout citoyen se fixe des règles de vie qui lui semblent aller dans le sens de plus de sécurité dans sa santé et source d’un meilleur épanouissement personnel. Il est certain que la vie saine ne vise pas que le corps humain mais aussi la qualité de la vie sur le plan psychologique et la place de l’individu dans le tissu social. En cela, nous ne sommes pas loin de l’approche citoyenne du rôle de chacun de nous. La recherche d’une vie saine, pour soi et ses enfants, doit nécessairement conduire à la recherche d’une vie plus harmonieuse pour l’ensemble des hommes sur cette terre. A méditer.
L’importance de l’image du corps concerne chaque individu quelquesoit le sexe, l’âge ou le niveau social. Arrêtons nous à l’adolescence, période de transformations corporelles.
L’adolescent structure son image corporelle à partir de modèles familiaux et sociaux. Il choisit son apparence physique comme moyen d’intégration au groupe de ses pairs ; d’où un phénomène de mode évoluant à chaque génération pour ne pas ressembler à ses parents. Il développe ainsi sa propre identité, son autonomie. Cependant, un mal être peut apparaître dans le cadre d’une dévalorisation personnelle, d’un refus de cette nouvelle image reflétée par le miroir. Dans les cas les plus importants, les adolescents ont recours à la chirurgie esthétique ou développent des troubles du comportement, notamment alimentaires. Les parents sont une aide dans la perception réelle du corps par l’adolescent. Cependant, ils ont parfois l’inconvénient d’être le tableau vivant de ce que ce dernier ne veut pas devenir. La société quand à elle, s’est introduite au niveau commercial pour répondre au besoin des adolescents. Nous le constatons pour ce qui est de la diététique, des cosmétiques, des vêtements et des marquages corporels comme les tatouages et piercings. C’est ainsi que certaines marques sont rattachées à des groupes de musique, des sportifs.
Je pense que ces réponses deviennent préjudiciables à partir du moment où elles mettent la santé en danger.
L’adolescent est encore un enfant, alors que la société, poussée par les marchands, voudrait lui donner un statut d’adulte qui serait capable d’un jugement certain. Dés lors, cet enfant doit être entouré et conduit par sa famille vers l’âge adulte. La transition n’est pas facile et les apparences développées par les médias ne facilitent pas le rôle des parents. Il appartient également au législateur, dans son rôle de fédérateur et traducteur des attentes des familles, de sécuriser l’environnement des jeunes, en interdisant expressément les publicités tendancieuses.
Mener une vie saine a pour objectif de garder une santé physique et psychique de qualité. Pour atteindre ce but, des règles de vie précises et valables pour toutes personnes sont à observer notamment en ce qui concerne l’alimentation, l’activité physique et les conduites addictives. Cependant des facteurs individuels peuvent interférer sur les effets de ce mode de vie. De plus sa mise en application est parfois difficile.
Chaque homme est unique dans ses composantes génétiques. La biomédecine découvre de plus en plus de génomes entrant en jeu dans le développement de certaines pathologies comme pour le diabète insulinodépendant. Tout individu a alors de capacités propres à réagir à son environnement, souvent méconnues. L’hygiène de vie contribue à sauvegarder une vie en « santé » mais ne la garantit pas.
De plus, assurer une vie saine revêt peut-être de l’utopie. L’industrialisation, le développement des technologies et de la chimie, la croissance de la consommation contribuent à la pollution. Les pics de pollution urbains, le taux de radioactivité en altitude dans les Alpes, le problème de la dioxine présent dans la lait du au rejet des fumées d’un incinérateur, prouvent la difficulté de choisir un lieu d’habitation exempt de tous dangers environnementaux.
Une vie saine pourrait alors se résumer à un équilibre de vie dont les limites et les critères sont personnes dépendantes, donc subjectives.
Il est effectivement impossible de vivre dans une boite de coton…et la vie se résume à un jeu de compromis entre des besoins (nourriture, santé, …) et des envies (jouer, faire du sport, travailler, se faire plaisir…). Il faut essayer de faire tout cela avec le plus grand sens de la responsabilité possible. Il faut reconnaître cependant qu’avec un peu de bonne volonté on est capable de prolonger son espérance de vie sans trop souffrir de frustration…