Nos Ados

Vendredi 11 août 2006

Ce ne sont plus tout à fait des enfants, ce ne sont pas encore des adultes. Ils se trainent entre ces deux eaux. Je dis "ils"; je devrais plutôt dire "nous". En effet, ils ne veulent plus, ou seulement très (trop) rarement, participer à nos activités. alors, nous les trainons, quand ils acceptent encore de l'être. Ce n'est pas facile...pour nous, même s'il faut bien admettre que ce ne l'est pas plus pour eux. On est passé par là il y a quelques années...Il n'est pas besoin de faire un gros effort d'imagination.

Cette catégorie d'articles leur est ouverte. Ils pourront y donner leur avis; celui que nous n'écoutons jamais ou trop peu, si tant est qu'on pense à le leur demander ! Ils trouveront ici une petite fenêtre qui leur donne le moyen de faire valoir leurs opinions, leurs coups de gueule et leurs idées.

Ce sont de futurs citoyens. Ils sont en construction et ils sont notre avenir. Que l'on le souhaite ou qu'on s'en désespère aujourd'hui, ils seront les garants de l'équilibre social quand nous ne serons que des vieillards entrés dans ce qui sera probablement le 5ème âge ( Vous verrez, le progrés scientifique nous permettra de vivre ces heureux moments...).

Cette catégorie d'articles ("nos Ados") est aussi la nôtre, celle des adultes, parents ou non, jeunes ou "grands". Les générations se suivent et ne sont pas si différentes que l'on veut bien nous le faire croire. Il y a certainement matière à réflexion dans ce que nos enfants pensent de nous, du monde que nous leur léguerons et de celui qu'ils aimeraient connaitre ou construire. Nous ne faisons que passer; le passage de témoin entre nous et eux doit donc être le plus harmonieux possible.

Pour ma part, j'y ai associé mes enfants. Ceux qui voudront pourront voir leurs textes publiés sur ce blog.

Alors, lisez, réféchissez et réagissez.

 

Par BB
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Vendredi 11 août 2006

Ca y est, l’école est finie. Ca peut vous paraître enfantin, mais j’accueille cette conclusion avec un grand soupir de soulagement.

En effet, le début des vacances me permet enfin d’apprécier un changement de taille : plus de contraintes horaires (ou du moins, plu les mêmes…). Lever beaucoup plus tardif, repas étalés, et après-midi passés à rien faire…si si , je vous assure, ça fait vraiment du bien !! Farniente, ne serait-ce que dans le jardin (pas besoin d’aller à Ibiza pour bronzer en écoutant les oiseaux chanter), lecture et cinéma entre copines…tout un programme !

Bon, bien sûr, il ne faut pas trop en abuser (comme toutes les bonnes choses, n’est-ce pas ?), et se motiver pour trouver une occupation régulière ou organiser des sorties.

Si possibles ludiques et pas chères.

Car il faut bien admettre que, à 17 ans (un peu plus ou un peu moins…), on reste dépendants (en tout cas financièrement) de nos chers parents.

A propos de parents, la question se pose chaque année : que faire d’eux ?! Car forcément, il arrive un moment ou ils décident de prendre les leurs (je parle, bien sûr, des vacances), s’obstiner à nous emporter dans leurs escapades douteuses ou en visite chez de lointains parents…

Le plus souvent, il faudra nous plier à leur volonté et partager leur étonnement et/ou admiration devant des monuments (très très) historiques…

Je passe que nous sommes déjà tous passés par là au moins une fois.

Eh oui, « vacances » ne rime finalement pas toujours, pour nous, les « jeunes », avec « liberté »  simple et entière, sans condition…

Malgré tout, on peut se débrouiller pour profiter de cette période exceptionnelle dans l’année, pour préparer une nouvelle rentrée sans trop de regrets…
Par AB
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Vendredi 11 août 2006

Bon, me voici de retour après 4 jours de vacances passées avec mes chers parents.

 Eh oui, je n’ai pas dérogé à la règle : une partie de mes vacances se sera déroulée aux cotés de mes géniteurs.  

 

  Cette fois–ci, nous étions en Bourgogne, prés de Vézelay, dans un petit hôtel sympa, au milieu d’un champ sympa avec une vue sur des collines sympa.

 En bref, c’était des vacances « régénérescence » : pas de bruit, pas de foules, rien que de la découverte de paysages et de lieux historiques hauts en couleur.

 Nous avons donc visité les grottes d'Arcy sur Cure (à vos dicos pour l'adresse) deux châteaux (pas mal celui de Vauban à Bazoches), quelques églises et cathédrales (joli coup d'oeil à celle d'Auxerre même si je donne la palme à celle de Vézelay), afin de nous cultiver. Car les vacances sont, pour certains de nos accompagnateurs, synonymes d'occasions d'accumuler « savoir » et « connaissances ».

 

Ne faites pas les malins : Qui peut me dire sans chercher sur Internet quel était le roi de France quand Paul Bert est né en 1833 ? Vous ne saviez pas qu'il est enfant d'Auxerre ? Moi non plus jusqu'à hier midi ! J'attends de voir combien de temps il vous faudra pour répondre.

Bah oui, tant qu’à faire, si on pouvait ne pas perdre son temps….

Je vous avouerai que du haut de mes 17 ans et étant donné mon envie pressante d’engranger le plus de connaissances possibles sur l’Histoire Bourguignonne, je n’aurais peut-être pas eu toute seule l'idée d'effectuer toutes ces excursions particulièrement culturelles et récréatives ! Mais bon, ce genre de sorties, faites dans la bonne humeur, ne peuvent pas faire de mal (n’est-ce pas Papa ?!), et elles constitueront malgré tout mes vacances !

Je dois tout de même admettre que le barrage des Settons est une belle oeuvre. Hein ? Vous voyez pas où ça se trouve. Bon, alors un indice, regardez du coté du Morvan, dans la Nièvre (On voit trés peu de voitures immatriculées 58 sur les routes; je sais maintenant pourquoi...Otez lui ses forêts et ce département devrait avoir la taille d'une grosse ville de province).

Cela étant, il y avait aussi ma petite sœur. Un peu pot de colle, mais si agréable à vivre. Elle se raconte des histoires toute la journée et me tient en très haute considération. C’est un joli miroir dans lequel je ne déteste pas me mirer…Narcissisme à peu de frais.

 Finalement, je me serai reposé et j’aurai bien mangé : cela représente à mes yeux, le fondement de toutes vacances qui se respectent. Ca ne fait pas tout, mais sans cela, c'est pas des vacances. Je peux donc dire que ces quatre jours furent, globalement, de « bonnes » vacances...

 

Mais que ce ne soit pas une raison pour organiser une nouvelle sortie familiale dés demain !

Papa a déjà dit qu'on y reviendrait car il y a encore beaucoup de choses à voir (il veut entre autre faire le circuit des abbayes..); j'espère que j'aurai un emploi du temps over booké l'an prochain au mois d'août...ça me permettra peut-être d'échapper à cette nouvelle virée.

Par AB
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Mercredi 16 août 2006

Aujourd'hui, j'entends encore beaucoup trop autour de moi : "Oh, le préservatif, ça gâche tout, et de toute manière, je lui fais confiance." ou "C’est notre première fois à tous le deux, y a pas de raison." et encore, "il/elle préfère ne pas en mettre, alors...".

(Heureusement), je ne connais directement encore personne qui ait contracté le virus du SIDA. Je dis heureusement, car se savoir condamné (ou presque car les thérapies actuelles sont encore faiblement efficaces et font beaucoup souffrir) à moins de 20 ans, ça doit être terrible. Avoir un de ses proches dans cette situation doit être tout aussi éprouvant pour le malade que pour l’entourage. Et pourtant c'est le risque que prend (entre autres, bien entendu, mais je ne parle que de ceux que je connais…) toute ma génération.

Et nous n'avons pourtant aucune excuse : les préservatifs sont en vente libre presque partout. Et ne me dites pas que la démarche n’est pas toujours évidente. Il y a des distributeurs automatiques (certes pas assez nombreux et rarement bien situés), qui n’ont pas le regard suspicieux ou narquois du pharmacien de famille. Et pour pas trop cher. Alors on ne pourra pas dire qu'on ne nous a pas prévenu !!

De toute manière, on prend déjà tant de risques (en dehors du VIH), il y a tellement de maladies vénériennes (MST) qui circulent, que faire l'amour avec quelqu'un les premières fois sans préservatifs devrait être tout simplement impensable ! Bon, au mieux (c'est-à-dire avec une MST), vous pouvez toujours vous dire que vous vous gratterez pendant 1 semaine, mais au pire, vous vivrez le reste de votre existence (devenue potentiellement bien plus courte) sous assistance médicale lourde...

Cet article est donc un grand coup de gueule contre les inconscients qui se condamnent eux-mêmes, sans oublier, dans leur extrême bonté, de contaminer leur(s) (ils sont plus ou moins nombreux) partenaire(s), et donc de les condamner à leur tour.

Et mettre la vie de qui que ce soit en jeu pour un bout de latex négligé est horrible...

J'ai 17 ans, et bien sûr, je me sens concernée par le fléau que représente le virus du SIDA, ainsi que par ces 46 millions d'enfants et d'adultes qui vivent aujourd'hui sur la planète avec le VIH. La moitié d'entre eux auraient sûrement pu être épargnés si ils avaient fait preuve d’un peu plus de maturité (vous tous qui habitez dans notre pays hyper médicalisé). Les pays dits « développés » pourraient prendre en charge cette grande partie de l’humanité qui crève du SIDA du fait de la misère, du manque d’éducation et de l’absence de produits pharmaceutiques à un prix abordable.

Sans être moralisatrice, j'aimerais juste qu'on y pense un peu plus souvent, même (et surtout !) dans nos moments de plaisir ...

Par AB
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Mercredi 23 août 2006

Cf. article N° 1dans la catégorie "Nos ados".

 C’est la grande question, que je remets régulièrement sur le tapis : « quand est ce qu’on aura un animal à la maison ?? »

 Un vrai, hein, pas une couple de poissons rouges. Une petite bête POILUE que je puisse câliner, à qui je raconterai ma vie, que je coifferai tous les matins et que je couvrirai de bisous tous les soirs…

 Bon, peut-être est-ce un brin utopique : on ne fait pas subir toutes ces tortures à un animal domestique, même s’il est favori, qu’il s’agisse d’un lapin, d’un chat ou d’un petit chien-chien. Je le sais bien !

 Mais il n’empêche : ne dit on pas : « le chien est le meilleur ami de l’homme » ?

 Et moi, je ne demande qu’à trouver un meilleur ami !!

 Deuxième argument : quand je sortirai seule dans la rue, dorénavant, mes chers parents n’auront plus à s’inquiéter : ma bête sera un peu mon « bodyguard » ! Fini les recommandations inutiles et les chaperons : mon toutou sera là !

 Voici, entre autres, les idées que je leur expose régulièrement, sans grand succès malheureusement !

 C’est vrai toutefois que je ne recherche pas particulièrement un molosse et que j’ai plutôt un penchant pour le chihuahua (mais si vous voyez…c’est gros comme une boite de biscuit, ça a des oreilles toutes poilues sur une petite frimousse…c’est vraiment craquant !). Alors, coté protection, c’est plutôt moi qui devrai le garder. Mais ça, je me garde de bien de l’avouer maintenant, on verra cela quand mes parents auront accepter de se rendre à l’animalerie. Là, mon piège diabolique se fermera immanquablement sur eux. J’explique : petit détour vers les labradors, pour faire bonne mesure, puis arrêt sur la cage du chihuahua et minauderies jusqu’à ce qu’ils craquent et acceptent de remplacer un labrador à l’air poupon contre cette merveille de délicatesse. Qu’en pensez-vous ?

 Mais aujourd’hui, c’est encore trop tôt. Leur refus est incessamment ponctué de « et qui ramassera les poils partout dans la maison ? », « qui refera la tapisserie pour effacer les traces de griffe ? » ou encore : « et quand on partira à vacances et qu’il n’y aura personne à la maison, qu’est ce qu’on en fera ? »…etc...

 Bien sûr, ma réponse est toujours la même : « moi ! », « moi ! » et « re-moi ! » … mais ils n’ont pas l’air convaincu.

 Dommage, j’aurai essayé. Et, pour vous dire, même mes frères et sœurs s’y sont mis, avec leurs arguments accordés à leur âge et à leur position… J’ai aussi tenté de présenter un animal plus petit, moins mordant… mais rien n’y a fait. Le chat grifferait le canapé en cuir de papa. Maman trouve que le lapin sent mauvais et que les griffes du cochon d’inde sont désagréables. Bref, c’est l’échec total.

 La seule promesse qu’on aura réussi à en tirer, ce fût : « ne vous inquiétez pas, le jour ou on aura une bête avec des poils arrivera après le départ de tous les enfants, et ce sera celui ou on s’ennuiera au point de plus savoir avec quoi s’occuper ! ». Bref, je ne suis pas prête d’avoir un chien à moi à la maison !

 Vous pourrez toujours me dire : mais si c’est une question d’ennui, lance l’idée d’un petit frère… Mais je vous préviens tout de suite : ma fratrie est déjà bien assez remplie et bruyante comme ça !

 Non, décidemment, moi, ce dont je rêvais, c’était une boule de poils…Allez, j’ai encore quelques années pour réaliser mes rêves, celui là en fait partie ! 

Par AB
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Mercredi 30 août 2006

Cf. article N° 1dans la catégorie "Nos ados".

Il y a quelques jours, j’ai décidé de me plonger dans un livre dont j’avais pas mal entendu parler dans une chanson : « Shining, l’enfant lumière », de Stefen King. Et pour être tout à fait franche, j’ai été complètement captivée. Une fois plongée au cœur des événements présentés par l’auteur, j’ai vraiment eu du mal à m’en sortir !!

Pour résumer, il s’agit de l’histoire d’un petit garçon, Danny, qui suit ses parents dans un grand hôtel, perdu dans le Colorado, pour tout l’hiver… Jusque là, rien de bien effrayant. Mais on commence à trembler lorsque l’on apprend que cette petite famille se rend là bas pour suivre le père qui, cherchant un travail, fera donc office de gardien pendant les cinq mois ou l’hôtel, complètement vide, sera isolé de tout par la neige. On est alors prêt à admettre les pires horreurs et les plus effroyables délires auxquels se verront bientôt confronté nos trois attachants personnages… sans oublier que Danny, du haut de ses 6 ans, à Le Don, et que le palace, datant de la première guerre mondiale, possède une histoire bien mystérieuse…

J’arrête là car il faut que alliez voir, vous aussi. Je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir.

Bon, maintenant que vous connaissez le schéma de l’histoire, je vais y aller de mon petit commentaire sur les livres d’horreur de ce cher Mr King.

Car cet écrivain m’est aujourd’hui un peu familier. Après avoir lu (entre autres…) « Christine » et  « La peau sur les os », il ne me restait plus qu’à dévorer « Shining ».

Le plus impressionnant dans les ouvrages de cet auteur est la facilité avec laquelle il parvient à nous rendre le ou les personnages principaux si familiers et vraisemblables…

Car faire peur, oser traiter de nos plus ridicules frayeurs (on dirait qu’il y a quelqu’un qui me suit… pourtant, je suis seule…), n’est, en soit, pas si compliqué. Le tour de force réside dans son aptitude à nous forcer à nous identifier, nous reconnaître à travers les faiblesses et les erreurs de ses personnages.

Car ses livres ne sont en réalité basés que sur des hommes (ou des femmes) qui sont blessés, abîmés par leur passé (comme nous le sommes tous, à chaque âge), et qui se retrouvent alors plus vulnérables face à leur imagination et à la volonté des objets (censés être non-pensants) qui les entourent.

Voilà pourquoi, après avoir lu la dernière ligne de « Shining », on regarde autour de soi (ma chambre) et on se murmure : « et si il avait raison ? Et si les objets, les demeures, les morts avaient une emprise sur nous, notre vie, notre destin ? »

Mais, en être doué de raison que nous sommes, on se sourit très vite et on se dit : « n’importe quoi, je deviens folle… ».

Alors, certes Stefen King est très fort, mais je ne croirai à ses lubbies que dans le contexte de ses livres. C’est ça la force de l’auteur. Un esprit (un peu torturé il faut l’avouer…) peut nous promener un temps ; le temps de rêver un peu à un ailleurs qui pourrait bien être si présent.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par AB
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Dimanche 3 septembre 2006

Cf. article N° 1dans la catégorie "Nos ados".

Nous connaissons tous Max Gallo, ne serait ce que grâce au bouche à oreille…

 C’est d’ailleurs de cette manière que j’ai été amenée à me pencher sur son œuvre littéraire. J’ai donc dévoré (entre autres) « Le fils de Klara H », « Le cortége des vainqueurs », « Le Condottiere », et « L’amour au temps des solitudes », ... avec cette curiosité si particulière que suscite cet auteur.

 Car Max Gallo a su réunir dans ses romans tout ce que l’on peut attendre/exiger d’un écrivain : une base historique inépuisable et fascinante (la seconde guerre mondiale, ses tyrans, ses victimes et ses héros), des personnages comme vous et moi, traînant derrière eux leurs doutes et leur espoirs, le tout accompagné d’une belle mais tourmentée histoire d’amour… de quoi vous faire tenir des heures, émerveillée par la poésie de mots tels que « liberté », « vie », « femme » ou « espérance » peuvent évoquer !

 Bon, vu comme ça, les romans de ce cher Max peuvent sembler un peu fades, mais n’allez pas croire qu’il ne parle que de sentiments. Il sait aussi très bien raconter la vie politique en Europe, recréant ainsi l’immense fresque de la diplomatie, qu’il s’agisse de Hitler et Mussolini, ou bien des étudiants communistes face au patronat…La poésie reste omniprésente, mais les faits sont là, et les époques évoquées sont rarement emplies de joie et d’allégresse.

 On souffre donc aussi en lisant les œuvres de Max Gallo. On souffre pour nos héros, auxquels on souhaite très vite tout le bonheur du monde car ils le méritent, mais on souffre également en pensant à nos aïeuls qui ont vécu ces temps difficiles. D’ailleurs, de temps en temps, je m’arrête dans ma lecture pour me dire « c’est terrible… terrible, comment tout cela a-t-il pu se produire ?! Comment ont-ils survécu ?! ».

 Tout ça pour dire que j’aime beaucoup ces romans nuancés de témoignages historiques sur une période dont on ne nous parlera jamais assez…

 On se demande d’ailleurs parfois les raisons qui attachent Max Gallo à cet univers de souffrance mêlée d’espoir.

 Mais en y réfléchissant bien, on se rend alors compte que nous sommes tous attachés (pour différents raisons) à cette manière d’appréhender le monde : nous souffrons, car nous vivons, et nous vivons car nous espérons… C’est beau non ? Presque digne de lui ! 

Par AB
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Mercredi 6 septembre 2006

Le sport, à mes yeux, devrait être le moyen de s’exprimer, de s’affirmer, de se connaître, de se développer… Bref, c’est une activité a priori bénéfique pour notre enveloppe corporelle autant que pour notre psychologie.

 Mais, aujourd’hui c’est dans la rubrique « faits divers » des journaux, et non plus aux pages « sports » que l’on traite le plus du sport. Les illusions tombent alors vite : le dopage fait très rapidement son apparition dés que des manifestations sportives sont organisées. On se demande alors quel intérêt on peut trouver à modifier son corps à l’aide de substances douteuses, le tout dans le seul but d’assouvir (peut être, ce n’est qu’une supposition) l’ambition de tout une vie… Tout de suite les arguments liés au développement physique et intellectuel perdent leur effet ! Mais bon, on peut se rassurer en se disant que ce genre de pratique est maintenant sanctionné par la loi, même si je trouve que les campagnes de sensibilisation à ce sujet auprès des jeunes sportifs (je pense particulièrement aux cyclistes et athlètes) ne sont pas assez fréquentes…

Pour nous les jeunes, le sport présente également un aspect ludique non négligeable. En effet, quoi de mieux pour apprendre à reconnaître ses limites, à se surpasser, à se créer un caractère en se posant des buts ? Quel meilleur moyen pour appréhender les règles de vie en communauté et le respect de l’autre (dans les sports collectifs) ? C’est l’occasion de se faire des copains et parfois de se colleter avec de gros lourds…Ce sont des expériences enrichissantes même si parfois ça balance.

Je pense vraiment que le sport permet d’allier le plaisir à l’enseignement, sans oublier la métamorphose du corps, récompense non négligeable et très appréciée.

Je crois toutefois qu’il faut essayer d’éviter de tomber dans le culte du physique : que penser de ces personnes qui font travailler leur corps dans l’unique intention de le sculpter (ou de le déformer ?!)… ? L’hédonisme apporte t’il vraiment un équilibre pour ces adeptes de body-bulding ? J’en doute fort. Car se focaliser sur son aspect physique ne m’a jamais paru être un accès recommandé vers l’épanouissement ! L’attention est alors concentrée sur les modifications corporelles, et tout cela tourne rapidement à l’obsession ; (sans parler des dangers qu’encoure le métabolisme du corps humain).Et, à bien y regarder, forcer sur les activités sportives n’est pas forcément très recommandé pour la santé des jeunes.

Par AB
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