Dimanche 3 septembre 2006
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La beauté du geste et son adéquation avec son milieu, l'agilité du mouvement, la grâce des attitudes sont la finalité du travail du corps. Que cela se passe dans un corps de ballet ou sous une tente de cirque, Au Marinski à Saint-Pétersbourg ou dans une salle « André Malraux » de la province française, le spectacle du corps en mouvement est toujours saisissant.
En la matière, il n'y a cependant que du parti pris. Dans ce blog, dans les articles que je soumets à votre appréciation, vous trouverez donc d'abord ma position sur l’expression corporelle, sur les individus qui participent à cette création artistique.
Vous pouvez aimer et vous serez conquis. Vous pouvez détester et vouloir le dire. Dans tous les cas, votre opinion sera la bienvenue et vos propositions m'intéressent. Mutualisons nos expériences et répandons nos idées...
Ces articles, sur l’expression corporelle, seront donc régulièrement actualisés et augmentés du résultat de mes rencontres et tiendront compte de vos commentaires éclairés. Naturellement, je vous donnerai également mon point de vue sur vos réactions.
Au plaisir de partager ensemble le fruit de nos réflexions.
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Cf. article N° 1 dans cette catégorie d'articles.
Voici l'homme qui fit sortir la danse classique de ses tutus. Ce fut une petite révolution et elle n'est pas encore achevée. Le corps tout entier est ici mis en exergue, sans aucune fioriture pour l'accompagner dans son mouvement.
Il faut avoir vu un ballet de M Béjard en s’asseyant dans les cinq premiers rangs. Prenez par exemple une musique forte et poignante telle que le « sacre du printemps ». Béjard nous remue les corps d’une telle façon, les danseurs sont sollicités à un tel niveau de puissance que le spectacle, tout de forces et de grâces, est époustouflant.
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Cf. article N°1 dans cete catégorie d'articles.
Chorégraphe et danseuse de renommée internationale, Carolyn Carlson séduit un large public sans avoir jamais donné dans la facilité. Pas de grandiloquence, pas de grand spectacle tonitruant, pas de publicité tapageuse. Les médias modernes rapportent ses réalisations sans en faire une diva.
Avec C Carlson, l’œil profite du spectacle du juste mouvement, de la grâce et de la légèreté. Tout cela, depuis si longtemps maintenant qu’on finit par s’étonner. Elle nous présente la perfection du mouvement sur scène, et nous donne envie d'immortaliser chaque geste. Et toujours, cependant, le renouvellement se produit dans sa création et sa scénographie. Avec, pour le spectateur émerveillé que je suis, le désir de revoir qui dure longtemps après chaque représentation...
C'est ça le talent.
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Cf. article N° 1 dans cette catégorie d'articles.
Léonard Bernstein est certes un musicien. Mais sa renommée est due au fait qu'il a su mettre en scène pour plusieurs générations le mal de vivre de la jeunesse dans nos cités contemporaines.
Le WEST SIDE est partout où des hommes différents sont obligés de vivre ensemble. Les bonnes places ont de tous les temps été rares et la lutte n'a jamais cessé pour leur conquête. Que ce soit à New York ou dans les banlieues de Paris, des bouleversements sociaux ont été occasionnés par les grandes migrations. Celles-ci ont été facilitées par la décolonisation et l’accroissement des moyens de transport à un moment ou il devenait clair que la richesse était au Nord et que le Sud resterait durablement dans la misère. Dans les grandes métropoles occidentales, ce mélange de populations d’origines et de cultures différentes avec les indigènes des classes moyennes (ceux qui occupaient difficilement les emplois dits subalternes) ne pouvait que conduire à la confrontation et à l’affrontement.
La France , notamment, n’a pas encore trouvé de solution aux difficultés occasionnées par ces situations.
Ce qui était neuf dans ce phénomène artistique, c'était la place qui y est donnée à la jeunesse et à l'expression des corps. C'est aussi que les populations des pays occidentaux y ont unanimement et durablement reconnu l'expression de leur préoccupation de donner une place, un avenir commun à la jeunesse, quelle soit de souche ou immigrée. Début d'un grand mouvement, dont les soubresauts sont encore visibles dans nos banlieues.
Tony n'est pas mort pour rien... Mais fallait-il qu'il meure ?
L Bernstein est par ailleurs probablement un des inspirateurs (certes involontaire) de la comédie musicale STARMANIA (JL PLAMONDON et sa bande) à la fin des années 70, alors que la jeunesse française finissait de consommer HAIR et que l'image et le son prenaient le pas sur la réalité du quotidien d'une jeunesse pour qui l'avenir apparent n'était plus que difficultés économiques et disparition du sacré.
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