Art - dessin, peinture, sculpture

Samedi 9 septembre 2006

 09 septembre 2006

La variété est grande et la mode est un facteur majeur dans la valorisation des artistes peintres. Il y a dans ce domaine un marché et les enjeux financiers sont conséquents. Le rôle des marchands et des galeristes est déterminant dans la révélation et la durée de la popularité d'un artiste.

En la matière, il n'y a que du parti pris. Dans ce blog, dans les articles que je soumets à votre appréciation, vous trouverez donc d'abord ma position sur la peinture et ceux qui cherchent à nous transmettre leur messages avec leurs crayons et pinceaux, qui participent à cette création artistique.

Vous pouvez aimer et vous serez conquis. Vous pouvez détester et vouloir le dire. Dans tous les cas, votre opinion sera la bienvenue et vos propositions m'intéressent. Mutualisons nos expériences et répandons nos idées... 

Ces articles, sur la peinture, seront donc régulièrement actualisés du résultat de mes rencontres et augmentés de vos commentaires éclairés. Naturellement, je vous donnerai mon point de vue sur vos réactions.

Au plaisir de partager ensemble le fruit de nos réflexions.

 

 

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 9 septembre 2006

9 sept 06

Cf. article N°1 dans cette catégorie d'articles "Art-peinture-dessin".

Je ne peux résister au plaisir d'évoquer ce peintre anglais de la fin du 18ème–début du 19ème siècle. Tout d’abord, iWilliam Turner s’inscrit dans le courant de la peinture romantique. Dans la lignée de Claude Gellée dit Le Lorrain, peintre vosgien du 17ème siècle dont la maison natale (aucune œuvre n’y est cependant exposée) peut encore être visitée à Chamagne (Vosges), Turner a peint des couchers de soleil à couper le souffle. Deux tableaux sont à cet égard éblouissants à mes yeux.

D’une part, « Le navire de guerre Téméraire  est remorqué vers son dernier mouillage pour être démantelé » est une œuvre au nom qui cache bien tout l’intérêt que l’on peut y trouver. Aucun artiste ne vendrait aujourd’hui un tableau portant un tel nom. Faites cependant l’effort d’aller voir son coucher de soleil. On y trouve un sentiment de profondeur et de sérénité sans égal. Chaque détail compte et on finit par oublier que le Téméraire est présent. Le ciel rougeoyant et le soleil se projetant sur la nappe liquide immobile sont un régal. Le regard est monopolisé, comme hypnotisé.

Le second, qui a été exposé temporairement au Grand Palais fin 2005, est « L’incendie de la chambre des Lords et de la chambre des Communes » (encore un titre sans attrait). Quel délice de pouvoir contempler ce tableau, même s’il y avait pas mal de monde pour faire la queue le jour où j’y étais. Le feu accapare toute l’attention et paraît devoir durer indéfiniment. Là encore, William Turner joue avec les rouges et les ors pour les faire miroiter sur la Tamise.

Turner est également un des précurseurs de la peinture contemporaine, en ce sens qu’il a été un des premiers à peindre en suggérant plus qu’en représentant son motif. Regardez ses toiles des années 1840. Voyez comment faire du beau, de l'émouvant, avec une brosse délavant un paysage (Cf. « Tempête de neige »), une machine à vapeur (Cf. « Pluie, vapeur et vitesse – Le grand chemin de fer de l’ouest »), une scène de vie quotidienne (Cf. les toiles relatives à la vie à Petworth). Moins le sujet est apparent, plus le sentiment s'exprime.

 Peintre figuratif, William Turner est aussi un peintre de l’abstrait. Il n'hésita pas à transgresser les règles établies pour faire valoir son regard sur le monde,  un regard différent, au détriment des honneurs et de la considération de ses pairs d'alors. C’est probablement ça le signe de l’avant-garde.

Qui peut donner le titre de l'oeuvre ci-dessous?

http://english.osu.edu/areas/19th_century/19th_century.htm

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 27 septembre 2006

Cf article N° 1 dans cette catégorie "Art-dessin, peinture".

Encore un peintre à classer dans la catégorie des romantiques. Lisez Goete, et regardez Friedrich... Que d'émotions sans partage possible. A regarder seul, en méditant.

Friedrich peint ses sentiments. Il place sur sa toile ce qu’il voit, ce qu’il ressent au contact de l’extérieur. Et cet extérieur est généralement immense, inquiétant et enveloppant à la fois. Face à ses forêts, au ciel, à la mer ou aux montagnes, l’homme est tout petit. Il redevient poussière au cœur d’un monde fantastique, plein d’énergie et de puissance.

Le ciel et la mer, d’ailleurs, sont multiples dans les œuvres de friedrich. Il nous les présente selon une facette différente selon la saison, l’heure de la journée, de jour et de nuit. Le monde nous est donné tout autant dans sa complexité que dans la beauté de sa force ; celle-ci étant toujours maîtrisée. Il n’y a aucune violence dans les paysages de Friedrich, juste beaucoup de respect pour ce qui est plus fort que l’homme et qui semble devoir être éternel.

On se prend l’envie de pénétrer ces masses minérales ou brumeuses qui sont apparemment de puissants remparts opposés à la fragilité humaine. A cet égard, les personnages représentés par Friedrich sont rarement des modèles d’Hercule. A la nature brute, Friedrich confronte souvent des hommes âgés, malades ou fatigués. La piété est également présente dans ses œuvres. L’individu prend alors la forme de l’ermite. Il n’est cependant pas dans cet état malgré lui. Il paraît s’être isolé dans cette immensité comme pour mieux réfléchir à sa condition d’Homme, au calme et à l’abri de toute tentation, en s’inspirant de la force des éléments qui l’entourent.

Même si parfois ses arbres sont d’allure torturée, on ne se sent jamais mal à l’aise en regardant les tableaux de CD Friedrich. Bien au contraire, c’est bien plus un sentiment de sérénité qui monte progressivement, comme une forme d’apaisement.

Allez consulter vos encyclopédies et fouillez dans vos musées. Ce peintre vaut plus qu’un simple coup d’œil.

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 12 octobre 2006

                                                  

Le 12 octobre 2006  

Lire également l'article N°1, dans cette catégorie "Art-dessin, peinture".

Le musée du Sénat présente à compter de demain une exposition sur l’œuvre du Titien, peintre italien du 16ème siècle). Cette exposition se déroulera jusqu’au 21 janvier 2007. Nous pourrons y voir de nombreux tableaux représentant des grands du monde de l’époque. Nous serons également présentés des œuvres sur l’univers féminin. Dans ce dernier cadre, j’attire votre attention sur un tableau de cette exposition, réalisé par Paris Bordone (né à Trévise en 1500 - mort à Venise en 1571). C’est un des élèves du Titien, dont les qualités méritent d’être mises en avant. Le Titien lui-même aurait été jaloux de son talent. Paris Bordone exerça son activité en France en 1528, invité par François 1er. A cette occasion, il fit le portrait du roi et de plusieurs dames de la cour. 

 La toile qui sera visible à l’exposition est intitulée « Portrait de jeune femme », probablement une courtisane. Elle vous est présentée dans la photo au dessus de l'article; extraite sur le site suivant (voir page 29 de l'ouvrage ): 

   http://www.canesso.com/media/CanessoGalmedia/Canesso.pdf

                                                                                                                                                    Pour votre information, Paris Bordone savait également peindre des jeunes femmes bien comme il faut. Le site ci-dessous vous présente un tableau détenu par The National Gallery (Londres) dont le titre est aussi « Portrait d’une jeune femme ». La photo est ci-contre.  

http://www.nationalgallery.org.uk/cgi-bin/WebObjects.dll/CollectionPublisher.woa/wa/artistWorks?indexLetter=&artistName=BORDONE%2C+Paris&artistBatchIndex=4

Si vous avez le loisir de voir cette exposition et plus particulièrement pris le temps (et le plaisir) de contempler le tableau de Paris Bordone, je suis preneur de vos remarques.

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 11 novembre 2006

Voir article n°1 dans cette catégorie « Art-dessin, peinture, sculpture »

 

 

De passage à Vézelay (Yonne) cet été 2006, j’ai eu le plaisir de partager l’esplanade de la basilique avec un groupe d’individus d’acier réalisés par Michel Broussard. Etaient-ce des pèlerins ? Des touristes désoeuvrés ? 

 

A quoi pense celui-ci ?

Chacune de ces sculptures est l’occasion d’interpeller le visiteur sur le sens de sa visite en ce lieu à la réputation plus que millénaire.

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 novembre 2006

Cf également article n°1 dans cette catégorie "art-dessin-peinture-sculpture"

Il faisait beau ce jour là. Le soleil avait décidé d'être de la fête et les parisiens étaient de sortie au milieu des nombreux touristes qui avaient fait le déplacement pour voir ces choses étranges exposées dans le Jardin des Tuileries.

Ce jour là, 29 octobre, l’automne était resplendissant, presque trop chaud, en cette veille de Toussaint. Les arbres arboraient leur belle tenue de fin de saison sous un ciel toujours bleu.

Ce jour là, il faisait trop beau pour aller s’enfermer au Grand Palais pour voir l’exposition officielle de la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) de Paris. Alors, nous sommes allés flâner dans le Jardin des Tuileries, où des œuvres étaient exposées au grand air, in situ.

Ce jour là, donc, nous avons pu regarder des œuvres d’art dans leur cadre naturel ; dans un cadre original et de grande qualité.  

 

 

 Parmi ces œuvres, il y en a qui suscitent plus l’interrogation quant à la volonté de l’artiste que l’admiration, telle cette sculpture…Cela ressemble à ces tuyaux de couleur orange que l’on voit sur les chantiers de travaux immobiliers pour évacuer les gravas des étages élevés. Certes c’est en métal et ça brille un peu. On peut s’y mirer et obtenir des visages déformés. Mais au-delà, nous avons bien senti que les passants avaient à l’esprit la même perplexité que la nôtre.  

 

 

 

Plus originale est cette sculpture, représentant un container porté à bout de bras par deux sumotoris. Les couleurs sont agréables et douce et l’ensemble est harmonieux. L’artiste a bien réussi à rendre à la fois la force nécessaire développée par les porteurs et leur aisance apparente à réaliser cet exercice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, une colonne à la ligne brisée m’a laissé songeur sur la direction que l’artiste avait voulu lui imprimer en définitive. Alors, le photographe s’est déplacé pour capter une vue originale de l’œuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Signe du temps actuel, une sculpture de couleur dominante orange dresse un hymne à la culture des rues, au tag. L’ensemble ne manque pas de créativité sans toutefois parvenir à donner le sentiment d’esthétique et d’intemporalité que certaines œuvres suggèrent.

 

 

 

 

Dans deux petits bassins situés en contrebas de chaque coté de l’allée centrale, deux sculptures aquatiques attendaient le regard curieux du promeneur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Jeux de couleurs et de formes ; jeu avec les reflets que la photographie a bien réussi à rendre en raison de la bonne luminosité du jour. Ma préférence va vers le niveau à bulle posé sur un plan d’eau. Si l’œuvre n’a en elle-même que peut d’originalité, sa localisation lui donnait un relief et un sens tout particulier. C’est face à ce type de situation qu’on comprend bien qu’une œuvre d’art est faite pour vivre et non pour être cantonnée dans un musée.  

 

 

 

 

 Dans un bassin central, près du Louvre, se dressait ce sous-marin, non pas vert ni yellow, mais multicolore et musical et mobile. Tout le système d’antennes qu’il porte sur son faîte se rétracte au terme de l’émission musicale. Encore un bon choix de localisation pour cette masse imposante et ovoïde, regardant l’axe de la Place de la Concorde et de l’Arc de Triomphe, au milieu d’un si petit plan d’eau tout rond.  

 

Enfin, l’œuvre pour laquelle ira ma préférence. Cette sculpture était idéalement placée pour mettre en valeur l’espace vert qui constituait son écrin et être admirée. Regardez le résultat sur la photographie ci-contre…Cette forme, cette ligne, ces reflets…Cela rappelle C Brancusi. Ca donne envie d’aller toucher, de se lover contre le métal. Voici une œuvre dont la couleur varie à chaque heure, voire à chaque minute, de la journée en fonction de la position du soleil ou du passage d’un nuage. On a envie de s’asseoir et de regarder ces couleurs évoluer pour le plus grand plaisir des yeux. 

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 28 avril 2007

Le 28 avril 2007

Cf également article n°1 dans cette catégorie "art-dessin, peinture, sculpture".

La photographie paraît avoir placé les peintres au chômage. Plutôt, elle leur aurait ôté leur légitimité première qui était de représenter l’existant, portraits ou paysages. En effet, le petit clic sur la boite noire permet aujourd’hui de conserver et de diffuser les images pour un coût modique au regard de celui d’une toile peinte.

C’est alors que l’art abstrait est né. Les peintres, estimant probablement ne plus avoir de débouché dans la représentation du monde concret, se sont tournés vers l’abstraction, sorte de représentation de leur état psychique ou de celui de la société. L’intellectualisation de l’art a aidé à cette évolution ; le culte de l’individu, de sa psychologie et de sa place (première par essence) dans le monde y participant pour beaucoup. Les salons parisiens, relayés par la jet-set internationale et les marchands d’œuvre d’art (il faut bien vivre), se sont donc remplis de ces œuvres d’un nouveau genre.

L’esthétique de la peinture, qui ravissait les foules, a alors laissé la place à l’analyse et à l’engagement politique et social. Le peintre moderne est donc nécessairement un personnage torturé, souvent contestataire et tout à la fois humaniste et individualiste ; mai 68 étant également passé par là. Comprendra qui pourra, l’essentiel étant de se mettre en avant et de laisser l’intelligentsia phraser sur le sens du trait porté sur la toile.

Toutefois, en prenant de la distance avec le réel, la peinture s’est éloignée de ce qui faisait sa grandeur, c'est-à-dire son caractère populaire. La peinture est en effet devenue une affaire d’initiés. Désormais, la peinture est réservée à celui qui connaît le parcours du peintre tant à titre personnel qu’au plan de ses idées sur le monde. Qui est en mesure aujourd’hui de comprendre ce qui se cache (car tel est bien le mot) derrière une toile de Soulages ?

Pendant ce temps, l’esthète est privé de nourriture renouvelée. Il est « obligé » de se rabattre sur les peintres du passé qui, loin d’être dépassés, continuent de ravir son regard. C’est certainement ce qui explique les défilés quasi religieux devant la Joconde et les queues interminables qu’acceptent de faire les amateurs de peinture lors des expositions rétrospectives temporaires organisées dans les grandes salles parisiennes et de province.

Cependant, n’y-a-t-il pas un renouveau de la peinture esthétique (par opposition à la peinture engagée) qui pourrait surgir ? La peinture populaire est-elle définitivement à ranger aux oubliettes ? Le XXème siècle fut encore celui de Picasso (à privilégier dans sa première partie de carrière, notamment la période bleue). Que retiendrons-nous du XXIème siècle ?

Tout n’a pas encore été fait en la matière et l’évolution des techniques et des matériaux ouvre certainement des margent de manœuvre à la créativité de jeunes artistes contemporains.

Alors, amis peintres du dimanche, professeurs d’arts plastiques et simples amateurs de belles choses, militez pour ce renouveau en donnant leur chance à ceux qui remettront à l’honneur une peinture plus esthétique qu’intellectuelle, plus accessible pour le plus grand nombre. Ce qui ne veut pas dire une peinture plus facile, car de ces peintres il est attendu une capacité à émouvoir au moins égale à celle qu’ont eue leurs prédécesseurs.

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus