Vendredi 17 novembre 2006
Cf également article n°1 dans cette catégorie "art-dessin-peinture-sculpture"
Il faisait beau ce jour là. Le soleil avait décidé d'être de la fête et les parisiens étaient de sortie au milieu des nombreux touristes qui avaient fait le déplacement pour voir ces choses étranges exposées dans le Jardin des Tuileries.
Ce jour là, 29 octobre, l’automne était resplendissant, presque trop chaud, en cette veille de Toussaint. Les arbres arboraient leur belle tenue de fin de saison sous un ciel toujours bleu.
Ce jour là, il faisait trop beau pour aller s’enfermer au Grand Palais pour voir l’exposition officielle de
la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) de Paris. Alors, nous sommes allés flâner dans le Jardin des Tuileries, où des œuvres étaient exposées au grand air, in situ.
Ce jour là, donc, nous avons pu regarder des œuvres d’art dans leur cadre naturel ; dans un cadre original et de grande qualité.
Parmi ces œuvres, il y en a qui suscitent plus l’interrogation quant à la volonté de l’artiste que l’admiration, telle cette sculpture…Cela ressemble à ces tuyaux de couleur orange que l’on voit sur les chantiers de travaux immobiliers pour évacuer les gravas des étages élevés. Certes c’est en métal et ça brille un peu. On peut s’y mirer et obtenir des visages déformés. Mais au-delà, nous avons bien senti que les passants avaient à l’esprit la même perplexité que la nôtre.
Plus originale est cette sculpture, représentant un container porté à bout de bras par deux sumotoris. Les couleurs sont agréables et douce et l’ensemble est harmonieux. L’artiste a bien réussi à rendre à la fois la force nécessaire développée par les porteurs et leur aisance apparente à réaliser cet exercice.
Plus loin, une colonne à la ligne brisée m’a laissé songeur sur la direction que l’artiste avait voulu lui imprimer en définitive. Alors, le photographe s’est déplacé pour capter une vue originale de l’œuvre.
Signe du temps actuel, une sculpture de couleur dominante orange dresse un hymne à la culture des rues, au tag. L’ensemble ne manque pas de créativité sans toutefois parvenir à donner le sentiment d’esthétique et d’intemporalité que certaines œuvres suggèrent.
Dans deux petits bassins situés en contrebas de chaque coté de l’allée centrale, deux sculptures aquatiques attendaient le regard curieux du promeneur.
Jeux de couleurs et de formes ; jeu avec les reflets que la photographie a bien réussi à rendre en raison de la bonne luminosité du jour. Ma préférence va vers le niveau à bulle posé sur un plan d’eau. Si l’œuvre n’a en elle-même que peut d’originalité, sa localisation lui donnait un relief et un sens tout particulier. C’est face à ce type de situation qu’on comprend bien qu’une œuvre d’art est faite pour vivre et non pour être cantonnée dans un musée.
Dans un bassin central, près du Louvre, se dressait ce sous-marin, non pas vert ni yellow, mais multicolore et musical et mobile. Tout le système d’antennes qu’il porte sur son faîte se rétracte au terme de l’émission musicale. Encore un bon choix de localisation pour cette masse imposante et ovoïde, regardant l’axe de
la Place de
la Concorde et de l’Arc de Triomphe, au milieu d’un si petit plan d’eau tout rond.
Enfin, l’œuvre pour laquelle ira ma préférence. Cette sculpture était idéalement placée pour mettre en valeur l’espace vert qui constituait son écrin et être admirée. Regardez le résultat sur la photographie ci-contre…Cette forme, cette ligne, ces reflets…Cela rappelle C Brancusi. Ca donne envie d’aller toucher, de se lover contre le métal. Voici une œuvre dont la couleur varie à chaque heure, voire à chaque minute, de la journée en fonction de la position du soleil ou du passage d’un nuage. On a envie de s’asseoir et de regarder ces couleurs évoluer pour le plus grand plaisir des yeux.
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