Art - Regards et opinions

Dimanche 10 septembre 2006 7 10 /09 /2006 08:34

10 sept 2006

Dans ce blog, les Arts sont abordés dans plusieurs catégories d’articles (Cf. le cadre « CATEGORIE » en haut à gauche dans la page d’ouverture du blog). Ceci permet de classer les articles en fonction de thématiques bien connues et devrait faciliter la recherche et la lecture des sujets qui nous intéressent. Chaque catégorie comporte un article N° 1 qui introduit globalement le thème artistique qui sera développé. N’hésitez pas à naviguer dans ces méandres.

En matière artistique, il n'y a que du parti pris. Dans les articles que je soumets à votre appréciation dans cette catégorie « Arts - Regards et opinions », vous trouverez donc d'abord ma position sur les arts en général, sur les individus qui participent à la création artistique.

Vous pouvez aimer et vous serez conquis. Vous pouvez détester et vouloir le dire. Dans tous les cas, votre opinion sera la bienvenue et vos propositions m'intéressent. Mutualisons nos expériences et répandons nos idées...

Les articles que je publierai dans cette catégorie d’articles, seront donc régulièrement actualisés du résultat de mes réflexions et augmentés de vos commentaires (éclairés bien sûr). Naturellement, je vous donnerai mon point de vue sur vos réactions.

Au plaisir de partager ensemble le fruit de nos réflexions.

 

 

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 09:32

le 05 octobre 2006

Cf article N° 1 dans cette catégorie "Art-Regards et opinions".

Les arts sont mouvants bien avant d'être émouvants. Un peu comme le lézard que l'on entend passer furtivement dans les feuillages avant d'en apercevoir, tout ému, la tête immobile et inquiète.

Il n'y a pas un Art, comme il y a la Loi. Ce mot est pluriel.

Les arts ne se définissent pas par une norme. Ils sont le fruit de l’expérience emmagasinée, du vécu accumulé par les hommes. L’art est en ce sens le produit de l’histoire.

L'art est partout, il est tout. Il n'est cependant pas n'importe quoi. C'est à la fois beauté, délicatesse, originalité, souvent fugace et fragile.

L'enfant ne sait pas. Il interroge alors l'adulte.

Beaucoup d'adultes sont inquiets à l'idée de devoir répondre à cette question.

Mais faut-il savoir ? Ne peut-on se limiter à vivre et à chercher en regardant ?

Chacun de nous mène sa propre quête, parcourant ce vaste monde les yeux grands ouverts ; sachant qu’il n’est pas toujours nécessaire d’aller très loin pour voir des oeuvres d’art. Il suffit parfois de trouver le temps de ralentir sa course, de trouver le bon angle, et même tout simplement d’avoir envie.

A chacun de s’émerveiller, de découvrir son propre sens du « beau », de se créer son idéal de la perfection sur cette terre.

Les arts, c’est une source de bonheur. 

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 16:00

Cf article N°1 dans cette catégorie "Art-regards et opinions"

6 octobre 2006

De prime abord, la réponse est simple. L’art, ça ne sert à rien. Ca ne se mange pas et quelques milliards d'individus accepteraient sans aucun doute volontiers, encore aujourd'hui, de s'en passer ; comme certaines organisations politiques nous l'ont montré dans l'histoire récente... pourvu que le pain soit promis en suffisance.

Les plus intéressés, au sens marchand du terme, affirmeront que l'art est un grand marché qui draine des milliards (euros ou dollars au choix) chaque année. Ne serait-ce que pour cela, il faut être protecteur de l'art.

Les ambitieux, arrivés au sommet du pouvoir, déclareront que l'art est l'âme de la nation. Le discours fleuri comme la boutonnière de leur veste avec les décorations ( la Légion d’honneur est cependant préférée à celle des Arts et Lettres), ils se proclameront défenseur des arts. Juste retour de scrupules ou besoin de laisser une trace personnelle pour la postérité ?

L'idéologue affirmera que l'art est unique, qu'il ne peut être qu'engagé et mis tout entier au service de la communauté. C’est donc un outil, un instrument pour forger une manière d'être, une pensée. L'histoire nous apprend cependant qu'il n'est pas certain que cela soit tenable durablement... l'homme, dans son individualité (et non dans son individualisme comme le diront mes détracteurs) est tellement imprévisible... C'est finalement assez heureux !

L'art est le résultat de l'expression de la création humaine. Il y a en chacun de nous un art-tiste ou un art-tisan. L'animal ne crée pas, sauf quelques animaux (singe, éléphant ou perroquet) mis en avant par de savants mercantilistes pour garnir des salons plus ou moins excentriques pour portefeuilles mieux garnis que la cervelle de leurs propriétaires. En cela, l'art est précieux et mérite attention. De la grotte de Lascaux (ou celle d’Arcy sur Cure) à C Brancusi, la création artistique est la source et le témoin de la vie. L’art est alors l'expression d'une histoire faite de joies et de peines, de l’Histoire de l’humanité tout simplement.

L’art, par la création qu’il suppose, remet en cause les raisonnements habituellement admis. Il peut dés lors être le moteur de modifications dans les modes de vie et de production économique.

En définitive, l'art sert à tout. Il peut être source de thérapie (voir les travaux de réadaptation tant motrice que psychologique), approche du sacré (cf les représentations du divin au travers des siècles), livre d'Histoire (Lascaux) et d'histoires drôles ou tragiques (de ces fameux conteurs africains au livre et à l’audio-visuel aujourd’hui)... 

L’art est la manifestation de la créativité humaine. Il est le signe que la liberté des hommes est pleine et entière. Sans cela, il n’y a pas de création. L’art officiel, pratiqué dans les Etats totalitaires, n’est qu’un pâle simulacre de création ; il est servile, dépourvu de toute inspiration et n’a jamais marqué le signe d’une évolution dans le regard que l’homme porte sur le monde qui l’entoure.

L’art est ainsi un thermomètre de la bonne santé d’une société. Plus on crée, plus il y a débat et plus le risque d’explosion sociale est faible.

Alors, pour notre bonheur, pour notre épanouissement et le progrès social, que vivent les arts ! 

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /2006 05:39

 Le 21 octobre 2006

Cf. article N°1 dans cette catégorie "ART-regards et opinions".

La production d’une œuvre (matérielle telle qu’un objet, ou immatérielle telle qu’une danse ou un chant) ne conduit à la création d’une œuvre d’art que si l’homme porte sur cette production un regard particulier. L’art est le résultat de l’éveil des sens. Ce regard n’est donc pas strictement celui de l’œil, c’est aussi celui de l’ouie, du goût, du toucher et de l’odorat.

Une œuvre ne peut être qualifiée « d’art » que si l’homme, par l’utilisation d’au moins un de ses cinq sens, estime qu’elle recèle en elle-même, de manière intrinsèque, une spécificité telle qu’elle suscite une émotion, qu’elle mérite alors d’être observée et appréciée pour elle-même, indépendamment de tout usage pratique qui pourrait en être fait.

Ainsi, l’oeuvre d’art peut être une production qui aurait deux fonctions, l’une utilitaire, l’autre purement esthétique, faisant « simplement » appel aux sens de l’homme. Je fais construire une maison par un architecte ; ce n’est qu’un objet ayant pour fonction de m’abriter. Cet architecte met en œuvre des matériaux et une technologie originale ; ma maison peut devenir une œuvre d’art puisque je lui porterai un regard particulier. De même, le gymnaste qui effectue des exercices sur des agrès ne fait que du sport. Que ce gymnaste mette en scène son activité, en utilisant les même mouvements (et donc en faisant son sport) et je suis susceptible de qualifier sa production d’œuvre d’art.

Le statut d’œuvre d’art serait également attribuable à une production totalement inutile économiquement, qui n’aurait pour « seul intérêt » que de faire appel ou de mettre en éveil les sens de l’homme, pour son seul plaisir.

Alors, profitons de cette aptitude que nous avons à nous émerveiller.

Ouvrons tous nos sens à ce qui nous entoure. Développons leur vigilance.

Si la beauté se trouve dans la nature, elle est également dans de nombreuses réalisations humaines.

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /2006 21:17

Le 3 décembre 2006

Cf. également article n°1 dans cette catégorie "art-regards et opinions".

On naît tous artiste. C’est un état qui est plus ou moins développé chez chacun de nous mais, en tant qu’êtres humains, nous sommes tous doués de la faculté de création. Dés lors, chacun de nous dispose d’un talent et peut décider d’en tirer profit pour s’exprimer, même si, d’évidence, certains sont cependant plus prédisposés à produire de belles choses ou à imaginer la nouveauté qui les émerveillera, eux et leur entourage.

Cette expression peut être tout à fait personnelle et confidentielle, réservée à l’artiste lui-même ou son entourage immédiat. En ce sens de nombreux concitoyens sont ce que l’on qualifie des artistes « du dimanche ». Ce sont des êtres qui ont besoin de l’art pour s’épanouir, pour faire sortir d’eux même les sentiments que leur inspirent le monde, les choses et les personnes qui les entourent. Leur production artistique restera du domaine du confidentiel en raison du trop peu de temps qu’ils consacrent à explorer et améliorer leur talent et de l’absence de recours au fameux marché de l’art. Là se trouve la limite avec l’artiste professionnel.

Notre société est peuplée de nombreux artistes dont les œuvres sont confinées aux salons d’amis. Combien y a t il en effet de Douanier Rousseau qui resteront définitivement méconnus dans nos administrations et entreprises ? Cela étant, la création interagit avec la réflexion. Tout à la fois, elle en résulte et la nourrit. L’artiste est engagé dans le monde qu’il observe. C’est un citoyen dont la sensibilité particulière l’empêche de rester indifférent au devenir de la société.

Alors, à vos pinceaux, ciseaux, limes, marteaux, pipeaux et crayons... Quelle que soit votre penchant, ne vous retenez plus ! FONCEZ citoyens ! Libérez votre énergie créatrice.

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /2006 07:47

Le 17 décembre 2006

Cf. article n°1 dans cette catégorie "Art-Regards et opinions"

Les arts sont pour une grande part cantonnés dans des bâtiments, derrière des murs. De fait, ils sont cachés. Pour profiter d’une exposition, d’un concert, il faut généralement pousser une porte. Or, entrer dans un local dans lequel on n’a pas l’habitude de se rendre n’est pas chose facile. On se sent intimidé. On hésite, car on pénètre chez les autres, dans un espace fermé et non connu. En conséquence, nombreux sont ceux de nos concitoyens qui passent devant les portes de salles d’expositions ou de concerts, en se disant que ce n’est pas fait pour eux.

Pour remédier à cette situation et faciliter l’accès du plus grand nombre aux arts, une solution consiste à mettre la création artistique sur les places publiques, là ou chacun peut se trouver saisi sans avoir à faire de démarche particulière.

Cela se fait déjà partiellement puisque des municipalités font descendre les arts dans la rue à l’occasion de manifestations culturelles. Il faut cependant aller au-delà d’une politique strictement événementielle et temporaire, consistant à acheter des prestations artistiques auprès de groupes souvent extérieurs à la localité. Une fréquence et une proximité doivent être instaurées entre les artistes locaux (qu’ils soient professionnels ou amateurs) et le public au sens le plus large.

Nos villes sont peuplées de squares. Pour un grand nombre, ils ont été créés il y a plus de 50 ans et comportent des kiosques dans lesquels des orchestres faisaient des représentations pour animer les villes à une époque où les médias de l’audio-visuel étaient encore absents. Aujourd’hui, ces kiosques semblent désertés et abandonnés. Ils font figure de ruine et de vestige d’un passé glorieux mais dépassé.

Par ailleurs, les villes entretiennent des associations et conservatoires musicaux qui sont fréquentés par de nombreux passionnés par les arts.

AVIS que nos élus incitent ces conservatoires et associations à occuper ces kiosques régulièrement, chacun à tour de rôle afin de montrer aux citoyens que la culture est accessible tous les week-end aux familles et à ceux qui travaillent en semaine (et pour qui aller au concert le soir est une corvée).

Cela suppose que les kiosques soient remis en état. Ce n’est pas le plus compliqué.

Cela nécessite la mise en place d’une véritable politique culturelle populaire convenue entre les édiles et le milieu associatif : définition des capacités d’intervention publique et régulière de chaque association artistique, moyens financiers apportés en contrepartie par la municipalité pour aider au fonctionnement de ces associations.

Voilà une politique de la ville et culturelle dans laquelle tous les citoyens pourraient se retrouver unis, autour d’un projet fédérateur qui présenterait le triple intérêt immédiat, d’une part d’animer les cœurs de nos villes, d’autre part de permettre une plus large expression des citoyens, enfin de susciter des vocations nouvelles.

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /2006 14:02

Cf. article n°1 dans cette catégorie "art-regards et opinions"

Le 17 décembre 2006

Une promenade automnale m'a conduit au cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois (Essonne). Les tombes y sont alignées sous les frondaisons d’arbres anciens et de toutes tailles. Ici, il fait bon se promener au clame, parmi les traces laissées par l’histoire et les hommes. Là reposent, au milieu de milliers d'anonymes, de nombreuses personnalités issues de la vague d'immigration qui a suivi la chute du régime tsariste au début du 20ème siècle, ou qui l'ont rejointe plus tard pour fuir le régime totalitaire soviétique. Tous ces gens ne sont pas partis que pour l’argent. La préservation de leurs idées, de leur culture, voire de leurs idéaux, et de leur liberté a été visiblement un moteur essentiel de leur motivation.

Vous trouverez ci-dessous des photographies de parties de certaines des tombes de ce cimetière. Le choix s’est fait en fonction des découvertes successives et aléatoires au cours de cette visite ; il y a donc inévitablement des manques. Bien qu’il y ait de nombreuses tombes de ceux qui ont donné leur sang pour lutter pour la défense de leurs familles et plus généralement contre le communisme, mon choix s’est porté sur les gens du domaine des arts. L’objectif est de montrer qu’au-delà de la vie, la mémoire, au travers des arts, est un facteur important. C’est pourquoi certains anonymes (en clair, des personnes que je n’ai pu identifier du fait de l’écriture cyrillique figurant sur leur tombe) figurent également dans cette sélection.

 

L’église orthodoxe jouxtant ce cimetière est une miniature des églises que l’on rencontre couramment en terre orthodoxe russe. Toit bleu, murs blancs, nombreuses fresques à l’intérieur. Elle est pimpante et ses peintures méritent qu’on s’attarde à les contempler. On ressent bien, ici, l’attachement de cette communauté à la mémoire de sa culture, élément de fédération des hommes et des âmes.

 

 

 

 

 

 

       

 

 

 

 

   Yvan Bounine, prix Nobel de littérature en 1933, s’exila en France en 1920. Ecrivain russe, c’est un romancier et poète dont les œuvres sont d’inspiration slave.

 

       

  

    

 

  

Ce masque interpelle le passant. Visage plein, impassible et paisible, il semble se trouver entre le domaine du vivant et celui de la mort, comme suspendu dans le temps. Est-ce cela le Repos éternel ? Qui saura décrypter l’inscription sur la pierre tombale ?

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

        

 

 

 

Alexandre Galitch (1919-1977) est l’exemple même de ces intellectuels russes que le régime soviétique a contraint à l’émigration (1974). Poète, comédien et auteur dramatique, il fut exclu de l’Union des écrivains en 1971. Parce que là bas, il fallait être inscrit sur la liste officielle des écrivains pour pouvoir vivre de son art. Combien de ces départs ont participé petit à petit à la chute de ce régime et affaibli durablement la capacité de ce grand pays à se développer une âme citoyenne. Sans conscience, il n’est point d’avenir.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Ce gisant, portant la signature de Georges Gazdan, suggère le repos et la paix de celui (celle ?) qui, désormais, ne se réveillera plus et ne souffrira plus d’aucun tourment.

  

 

  

  

   

 

 

 

 

 Croix de constitution originale, dont le caractère anachronique et original attire l’œil du visiteur. Couleurs du drapeau français, évocation et souvenir de la Grand guerre...

 

 

 

 

 

 

 

  

 

    

 

Au milieu des arbres dont elle a la couleur des feuillages, cette statue surprend. Est-ce un ange protecteur armé d’une épée ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

     

  

 

 

 

Partie de la stèle de la tombe d’Andreï Tarkovsky, cinéaste russe mort à Paris en 1986. Son passage à l’ouest sera la conséquence de difficultés rencontrées avec la censure en URSS. Un talent de plus…

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

Danseur et chorégraphe, Serge Lifar (Kiev 1905 – Lausanne 1986) a été maitre de ballet à l’Opéra de Paris pendant 25 ans dans les années 1930-1950. Son apport en matière de connaissances tant historiques que théoriques sur le ballet est reconnu par tous.

 

 

   

  

Décédé le 6 janvier 1993 à 54 ans, Rudolph Noureev, est une figure emblématique de la danse classique contemporaine. Il a séduit le monde entier par sa capacité à transmettre ses émotions dans son jeu de scène. Il s’est entièrement donné à son art et à sa grandeur. Sa tombe est un peu à son image. Elle ne peut être ignorée lorsque l’on passe dans les allées ombragées, et restera durablement le point de passage de ceux qui viennent ici se souvenir…d’un homme, d’une époque, d’un désir de vivre pleinement sa liberté d’homme.

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /2007 09:38

Cf. également article n°1 dans cette catégorie "Art-regards et opinions".

Le 20 janvier 2007

Les musées nationaux ont deux grandes missions essentielles : la conservation du patrimoine artistique et la mise à disposition du public le plus large de ces œuvres d’art. Ils ont une mission de service public à remplir et, pour ce faire, bénéficient de financements publics (nos impôts). Cela étant, la situation des caisses de l’Etat étant ce que nous savons tous (une dette publique de plus de 1200 Md€), les gouvernants successifs n’ont jamais été en mesure de doter ces musées des crédits nécessaires pour restaurer toutes les œuvres qui le nécessitent ou pour construire des musées nationaux en province. Il en résulte deux conséquences immédiates : d’une part, une part significative d’œuvres d’art n’est plus exposable du fait de son mauvais état, d’autre part le public se limite à ceux qui ont les moyens et le temps de venir faire la queue devant les musées parisiens pour tenter d’accéder à la culture, les musées de province ayant des muséographies vieillissantes.

Que faire direz vous ?

La réponse a été trouvée par tous les organismes publics dont le statut d’établissement public autorise qu’ils aient des contacts économiques et financiers assez aisés avec le secteur privé : « Il suffit » de développer des partenariats avec des entreprises privées ou de commercialiser une petite partie de son activité, pour collecter des fonds. C’est monnaie courante dans les pays anglo-saxons ; cela se développe en France depuis au moins 15 ans.

Il n’y a que des avantages à ces pratiques qui conduisent à donner aux musées les ressources que les citoyens (l’impôt) ne peuvent plus leur consacrer. Quand il faut prioriser une dépense publique, il vaut mieux que le secteur de l’aide sociale soit en tête de liste.

Certains, probablement mus par d’arrières pensées politiques non encore avouées, ont récemment pris l’occasion de deux événements significatifs (le prêt d’œuvres au musée d’Atlanta et le projet d’un musée du Louvre à Abou Dhabi) pour partir en guerre contre la « marchandisation » des musées.

Ces contestataires sont très peu nombreux. Le Monde indique que leur meneur, Didier Rykner (à qui une pleine page est consacrée dans l’édition du 19 janvier 2007) a réuni 3000 signatures… On se gausse !

La France d’en bas, celle qui ne peut aller dans les musées couteux, inaccessibles et vieillissants, celle à qui 90 % de la collection du Louvre est interdite faute de salles pour l’exposer, ne peut que trouver désuet ce combat de copains.

Deux questions sont posées à ces protestataires : 1) Veulent-ils tarir le financement privé des musées nationaux au prétexte que les conservateurs y perdraient leur âme ? Dans ce cas, ils optent pour un financement public (donc une hausse des impôts, démarche politique implicite) ou le déclin des musées (ils se tirent alors une balle dans le pied). 2) veulent-ils interdire le rayonnement de la France (et plus largement de la francophonie) et que seuls les musées américains (Guggenheim en tête) soient présents sur la scène internationale ? Voilà encore une attitude culturellement peu ambitieuse, dépourvue de pragmatisme et bien dogmatique.

Je propose que chaque lecteur prenne le relais de cet article et porte ses commentaires sur ce sujet.

Soyez nombreux à intervenir et à faire connaitre cet article à vos amis, de sorte que les « intellectuels » parisiens ne soient plus les seuls à faire l’ « Opinion » véhiculée par la presse établie.

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /2007 21:51

Le 06 février 2007.

Cf. article n°1 dans cette catégorie "art-regards et opinions"

Les 35h00 de travail hebdomadaire font polémiques depuis leur instauration. Il ne sera pas fait ici d’analyse sur l’intérêt au plan économique de cette mesure, ni sur l’envie qu’auraient certains de travailler plus pour améliorer leur ordinaire (préoccupation louable cependant). Le sujet est de savoir ce que les français (pour ceux qui ont vraiment vu leur temps de travail baissé) ont fait du temps qu’ils ont ainsi gagné. On entend alors beaucoup parler de repos et de vacances supplémentaires. Bref, il est question d’oisiveté et de détente. Ce qui n’est pas étonnant puisque rien n’a été mis en place pour favoriser l’occupation de ce temps libéré.

En effet, peu d’actions ont été menées pour mobiliser les citoyens autour du thème de leur développement personnel, de l’épanouissement de leur personnalité pendant ces heures désormais libres. On considère que cela relève de la sphère privée et chacun est laissé à son libre arbitre, face au néant. Or, des citoyens bien dans leur peau, ouverts à la création artistique et participant ou pratiquant un art est un atout pour une société. La vitalité du corps social est le signe d’une bonne santé d’un peuple. La morosité isole les individus, les divise et porte en germe les conflits sociaux et l’atonie économique. Au contraire, un peuple créatif est une source de profit pour les entreprises qui peuvent en attendre un dynamisme dans la conduite des affaires et un goût prononcé pour l’innovation. Il appartient donc aux gouvernants de se soucier de l’implication la plus large des citoyens dans les activités artistiques.

C’est pourquoi la mesure de réduction du temps de travail aurait du faire l’objet d’un volet relatif aux activités, notamment artistiques (mais aussi sportive par ex) que les pouvoirs publics entendaient favoriser. Il aurait pu être décidé que le salarié bénéficierait de son ARTT (aménagement-réduction du temps de travail) en fonction de ses besoins de plage horaire pour pratiquer un art (ou un sport). Voilà une mesure constructive et ambitieuse : pas de laissez aller, une hausse de la santé des salariés (car chacun connaît l’apport des arts sur le physique et le mental) et, en retour, des employés plus cultivés et mieux motivés pour faire leurs 35H00.

Ceci n’est pas un programme électoral. Je rêve un peu. Aucun élu n’oserait prendre au sérieux une telle mesure ! On a connu le ministère du temps libre, sans bien percevoir à quoi cela servait !

Alors, ce message est jeté à la mer sur ce blog…Vous qui bénéficiez des 35H00, posez vous la question de ce que cela vous a réellement apporté sur le plan personnel. Il est peu être temps de se remuer et de se remettre en cause…Vous qui êtes employeur, quelle initiative avez-vous prise pour favoriser l’ouverture de votre personnel sur les arts. Une petite subvention à une association peut vous permettre d’obtenir beaucoup en retour…

J’en appelle ainsi à l’initiative de chacun. Etre citoyen exige une prise en main personnelle de son avenir. A cet égard, les arts sont un bon moyen de construire et d’unifier une société saine et entreprenante.

Par BB - Publié dans : Art - Regards et opinions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus