ART - cinéma - théâtre

Dimanche 3 septembre 2006

En matière d'art, il n'y a que du parti pris. Dans ce blog, dans les articles que je soumets à votre appréciation, vous trouverez donc d'abord ma position sur le cinéma et le théâtre, sur les individus qui participent à cette création artistique.

 Vous pouvez aimer et vous serez conquis. Vous pouvez détester et vouloir le dire. Dans tous les cas, votre opinion sera la bienvenue et vos propositions m'intéressent. Mutualisons nos expériences et répandons nos idées... 

 Ces articles, sur le cinéma et le théâtre, seront donc régulièrement actualisés du résultat de mes rencontres et augmentés de vos commentaires éclairés. Naturellement, je vous donnerai mon point de vue sur vos réactions.

 Au plaisir de partager ensemble le fruit de nos réflexions.

 

 

 

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 3 septembre 2006

Cf.article N° 1 de cette catégorie d'articles.

 

Le travail de la scène, directement devant le public ou par l'intermédiaire de la caméra... La Vie ! Celle que l'on rêve ou que l'on dénonce. Pour rire ou pour faire bouger les choses, la scène est le premier vecteur de l'art politique. Si non, pourquoi tant d'attention portée par le pouvoir à cette forme d'expression ?

 De Rome (et ses empereurs) au Stalinisme, en passant par Louis XIV, le théâtre et le cinéma ont été porteurs de messages forts, sous couvert d'histoire édifiantes et souvent d'allures anodines. Quel homme politique ayant un pouvoir sans partage n'a pas eu pour ambition de modeler la société en vue de son contrôle le plus étroit, en utilisant les troupes de théâtre, puis le cinéma, pour véhiculer sa propagande. Quel opposant n'a pas cherché à étoffer sa résistance de l'appui du réseau des médias.

 L'homme s'instruit de l'observation de la vie d'autrui. La reconstitution de tranches de vies par le théâtre, et plus largement par le cinéma et la télévision aujourd'hui, sont une aubaine pour l'individu de notre siècle, en quête d'un modèle et de règles comportementales qui lui permettent de se positionner de façon valorisée dans le corps social. Le mythe de l'histoire américaine et de sa "grande" conquête de l'Ouest est largement bâti sur ces fondements. Ce ne sont pas les indiens qui me contrediront.

 Parmi mes préférés, vous trouverez des acteurs, des réalisateurs, mais aussi des personnages qui prennent une vraie dimension tant leur présence est emblématique.

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 9 septembre 2006

08 sept 06

Voici un homme qui semble avoir des convictions et une certaine idée de la grandeur de l’âme humaine, et veut exprimer ses idées et les faire partager par le biais du cinéma. Hollywood vient enfin de lui accorder le plaisir de déposer ses empreintes sur le ciment de Hollywood Boulevard. Reconnaissance symbolique et méritée pour un homme qui se comporte dans la vie quotidienne comme les personnages qu’il met en scène à l’écran. 

Quatre grands films me paraissent refléter le talent de Kévin Costner, acteur et réalisateur. Dans l’ordre de ma préférence, je citerai Postman, Waterworld, Open range et Danse avec les loups. 

Bien sûr, c’est du cinéma made in US. Il glorifie l’homme qui entend conserver son autonomie et sa liberté contre les organisations de quelque nature qu’elles soient. C’est David contre Goliath. L’Homme contre la Structure. Ce sont des films où les espaces sont toujours considérables et où la thématique de la conquête de la maîtrise du monde est constante .

Ca peut aussi être considéré comme une forme de Western récurrent. Il y a toujours des méchants, bien typés, et des faibles qui ne demandent rien, ayant appris à respecter et à subir la domination des plus forts. Et il y a le Bon, toujours incarné par K Costner. Mais c’est aussi beaucoup plus que cela. 

Kévin doit se penser investi d’une mission malgré lui. Ses personnages ne sont pas différents du commun des mortels. Ce pourrait être vous ou moi. Ils ne sont pas spécialement plus forts ni beaucoup plus intelligents que les autres. Leur point fort, c’est leur capacité et leur volonté de conserver leur liberté, contre toute compromission ou transaction. Ne jamais accepter les règles posées par les autres si elles sont contraires au développement du bien être des hommes. 

Dans la première phase de ces films, Costner est toujours marginal et seul ou presque. Seul avec une mule savante dans Postman, il récite Shakespeare au profit de populations tombées dans l’ignorance la plus complète. Seul sur son voilier dans Waterworld, il est homme-poisson ce qui l’exclut a priori de toute acceptation par les « vrais » humains. Seul également dans Open range, avec trois compagnons qui vivent en marge du modèle social montant (le cow-boy n’est plus perçu comme un héros mais comme un nomade, les grandes transhumances dérangent les propriétaires installés). De même, seul « blanc » parmi les indiens il montre une ouverture d’esprit pour ces hommes qu’il est sensé combattre au profit de l’Etat. 

La résistance de K Costner face au Système et à ses aspects négatifs, n’est jamais le fruit d’une décision mûrement réfléchie. Elle se forme peu à peu, au fur et à mesure que le poids du Système se révèle insupportable pour l’Homme qui entend d’abord vivre libre de ses mouvements et en symbiose avec son milieu (une note d’écologie ressort toujours ; les agissements destructeurs de la société moderne sont dénoncés en filigrane) et les autres êtres (le respect de l’animal - la mule, le loup, le cheval - est également un point qui transparaît dans ces films). 

Cette résistance n’est jamais le fruit de la volonté ab initio des personnages incarnés par K Costner. Il peut même être avancé que, de prime abord, il apparaîtrait plutôt comme une sorte de sauvageon. Il donne le sentiment d’avoir choisi de vivre en marge de la société. C’est la contrainte externe qui va mettre en évidence le fond de sa personnalité, qui va le forcer (car il n’est jamais volontaire pour prendre la place du héros) à se mettre au service de la cause Humaine. 

Ces films sont également un message à tous les « petits » qui peuplent cette Terre. Ils leur disent qu’il n’y a pas de grand destin prédéterminé. Il y a des situations de souffrance plus ou moins grande dans lesquelles chacun, parce que sa survie en dépend, peut être amené à tenir un rôle pour participer à la recherche d’un monde meilleur. L’homme peut trouver la Terre promise de Waterworld. Il peut participer à la formation d’une collectivité unie derrière des principes démocratiques et de solidarité comme dans Postman. Les systèmes despotiques ou dictatoriaux sont nécessairement fragiles face à la détermination d’un homme à survivre libre de penser comme il l’entend. 

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 novembre 2006

9 nov 2006 

Voir article n°1 dans cette catégorie "Arts-cinéma-théatre"

Bien sûr, vous allez dire que c’est un dessin animé et, donc, que c’est un film pour les enfants. Bien sûr, il y a une tête blonde et un maghrébin, et vous penserez que c’est une histoire politiquement correcte. Tout cela est vrai. Mais l’accepter serait aussi avoir une approche réductrice de ce film.

C’est aussi vrai que ce film s’inscrit dans la lignée des « Kirikou » et du style de dessin qui leur est propre. Le graphisme est impeccable, les couleurs particulièrement soignées. On se laisse facilement conquérir par la beauté des images qui défilent.

Ce n’est pas l’occasion pour l’auteur, Michel Ocelot, de faire pleurer sur la situation de ces immigrés que l’on maltraite chez soi. Le film montre que les croyances et la bêtise n’ont pas de frontière et que la méchanceté peut se trouver partout sur cette terre. Le choix d’un cadre moyenâgeux pour situer l’histoire permet de placer l’européen et l’arabe sur un quasi pied d’égalité. L’obscurantisme n’est pas le privilège d’un peuple.

C’est un conte, comme on les aime. Une histoire de noblesse de cœur. Ici, l’argent et le pouvoir matériel ne sont pas des données utiles pour réussir. C’est donc une forme de message d’humanité qui nous est délivré dans ce film par M Ocelot.

Il faut aller voir ce film, entre adultes ou avec ses enfants. C’est un bon moment de poésie, de détente hors des tracas quotidiens tout en étant amené à réfléchir sur le sens des idées et des comportements. 

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 12 novembre 2006

Voir également article n° 1 dans cette catégorie "art-cinéma-théâtre".

Agréable sortie au Théâtre des 3 bornes à Paris 11ème, fin octobre 2006 en assistant à la représentation de la pièce « Western love » de Nicolas Tarrin et Olivier Solivérès.

Dans une salle grande comme une boutique parisienne, soit environ 40 m2 au maximum, faites entrer 50/60 personnes. Placez ce public face à une scène d’une profondeur de 3m au plus, qui se trouve à 1m de la salle. Tous les ingrédients sont réunis pour un spectacle de proximité de type café-théâtre.

Bien que les dialogues soient plutôt loufoques et qu’on se demande comment le western va bien pouvoir prendre forme sur cette scène, on rit de bon cœur et on se laisse prendre au jeu. Les acteurs nous emmènent dans un délire d’individus qui cherchent tous leur voie. Les personnages les plus durs ne sont finalement pas ceux qui dominent la pièce. Finalement, Pancho, le mexicain servant de cheval au cow-boy capricieux, se révèle un personnage clé dans le dénouement de cette histoire.

 

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 25 février 2007

23 février 2007

Cf. article n°1 dans cette catégorie "art-cinéma-théâtre".

Au terme d’une tournée en province, la pièce Casse-Noisette est donnée en représentation par la Compagnie EclaThéâtre (fin le 25 février) à Paris au Théâtre Comédia (M° Strasbourg St-Denis). Adaptation théâtrale de Christian Grau-Stef, d’après le conte d’Hoffmann (Casse-Noisette et le Roi des rats) et l’œuvre de Tchaïkovski, cette pièce, associe tout à la fois le théâtre et la danse.

Elle séduit les enfants par la simplicité de son histoire et la justesse du jeu des acteurs. Elle illustre bien auprès de leurs parents le cheminement d’une jeune fille vers l’âge adulte. Bien que l’histoire reprenne les fondamentaux d’une époque datant un peu, on se surprend à constater que les jeunes filles assistant au spectacle en sortent toutes émues d’avoir vu le rêve de Marie (Clara dans le ballet originel) se terminer par son mariage avec son prince charmant à l’image de Casse-Noisette. Finalement, les petites filles d’aujourd’hui, et très certainement leurs mères, restent encore particulièrement sensibles au mythe du prince charmant. A noter l’absence du père, remplacé par le parrain ; ce qui doit permettre d’éviter le piège d’Œdipe et d’Electre.

Du grand spectacle dans une salle magnifique, mené par 11 acteurs et danseurs mêlant habilement le théâtre et la danse classique, avec des textes d’une grande qualité. Pour le prix de quelques places de cinéma, voilà un vrai spectacle prenant et divertissant, pour petits et grands. En prime, les comédiens viennent en fin de spectacle dialoguer avec la salle. Du rêve à la réalité…

 

 

 

 

Par BB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 2 mars 2007

Cf. article n°1 dans cette catégorie "art-cinéma-théâtre"

28 février2007

Pièce de théâtre adaptée du conte écrit en 1757 par Mme Leprince de Beaumont (ce que tout le monde ignore), donnée en représentation au théâtre ESSAION (M° Rambuteau) pour le plus grand profit des plus jeunes d’entre nous même si les adultes apprécient.

Petit théâtre caché derrière le Café de la Gare , il dispose d’une salle voûtée en pierres, située en 2ème sous-sol (au moins..), accessible pour une centaine de spectateurs.

La pièce s’adresse à un public jeune (de 4 ans à 9 ans) et revoit le mythe de la Belle parvenant, par sa tolérance et sa générosité, à transformer la laideur et la méchanceté en beauté et amour. Rien de neuf, si ce n’est l’introduction d’une sœur pour Belle, Frénégonde, au caractère futile, superficiel, égoïste…, contraste qui permet de mettre en valeur, auprès des jeunes enfants, les qualités de Belle, personnage discret.

Les 4 acteurs, dans des costumes réussis, et spectaculaire pour la Bête , jouent avec un plaisir évident, jonglent rapidement avec les nombreux changements de décors (un exploit sur une si petite scène) et, cerise sur le gâteau, Belle joue quelques morceaux au piano, devant nous, pour charmer la Bête.

Les spectateurs ressortent enchantés, et les enfants conquis. A la fin de la pièce, la troupe s’adresse directement à eux et leur distribue le trésor de la Bête  : des pièces en chocolat !

En cette période de vacances scolaires, j’encourage vivement ce genre de spectacle, qui pour 6 euros (une place de cinéma !), suscite la réflexion sous un aspect ludique et convivial.

Par MLB
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus